Ah quelle douce nuit d'été qui vient de s'écouler. Egayée, que dis-je, illuminée par un début de soirée aux saveurs très ambivalentes, aux contrastes savoureux.
Singe savant tabassé par deux clowns est un chouette recueil de nouvelles, truffé de mots rares mais dont le sens est pleinement exploité et sied tout à fait à la phrase. Un peu comme un écrin enserre et met en valeur des bijoux, ou comme une huître câline et berce sa perle au chaud, je vous laisse le choix de la métaphore, et relance d'un "comme la pantoufle de vair aux pieds délicats de Cendrillon".
Hier soir, donc, lecture d'une nouvelle calme, majoritairement descriptive, tout en ayant en fond sonoro-visuel un film d'horreur (je ne l'y ai point trouvée) de seconde zone (voire à budget limé) avec un serpent en plastique géant qui avait le don de figer les gens grâce à son venin, et de les dévorer.
Un grand moment du cinéma, alliant éclaboussures de faux sang d'un rouge tirant davantage sur le rose fluo, effets spéciaux à couper le souffle (j'ai vraiment adoré les fausses décapitations où la tête tombe du corps quelques secondes après un impact franc, les décors en mousse de polyuréthane ou en caoutchouc), dialogues vraisemblablement nés sous la plume d'un auteur en manque de reconnaissance tout autant que d'imagination et de vocabulaire, tous les ingrédients étaient réunis pour obtenir un résultat savoureux, une trame à peine perceptible dès le début de l'intrigue. Intrigue, oui, c'est bien le mot que je choisis. Parce que, tant qu'à faire, j'ai eu envie de faire pipi au moment crucial où tout se dénoue, où le héros couvert de sang (toujours rose), affaibli, à l'article de la mort (il jouait d'ailleurs diablement bien le mec mourrant, son regard halluciné était totalement foiré), le moment où je disparais aux toilettes pour revenir et découvrir un héros propre, net, guéri, qui embrasse fougueusement la petite blonde. Oui, bien entendu, il y avait une petite blonde gentille, éperdument amoureuse (en secret bien sûr) du héros, et qui n'attendait que la fin du film pour se laisser masser les prothèses mammaires. Inutile de préciser que je n'ai rien compris au film, pour le coup, et que j'ai totalement oublié de consigner mes nouveaux mots dans mon petit carnet. Echec complet.
Ca m'apprendra à vouloir faire deux choses à la fois.
NDL: Jouer aux zombies en téléphonant, ça ne marche pas non plus.
Singe savant tabassé par deux clowns est un chouette recueil de nouvelles, truffé de mots rares mais dont le sens est pleinement exploité et sied tout à fait à la phrase. Un peu comme un écrin enserre et met en valeur des bijoux, ou comme une huître câline et berce sa perle au chaud, je vous laisse le choix de la métaphore, et relance d'un "comme la pantoufle de vair aux pieds délicats de Cendrillon".
Hier soir, donc, lecture d'une nouvelle calme, majoritairement descriptive, tout en ayant en fond sonoro-visuel un film d'horreur (je ne l'y ai point trouvée) de seconde zone (voire à budget limé) avec un serpent en plastique géant qui avait le don de figer les gens grâce à son venin, et de les dévorer.
Un grand moment du cinéma, alliant éclaboussures de faux sang d'un rouge tirant davantage sur le rose fluo, effets spéciaux à couper le souffle (j'ai vraiment adoré les fausses décapitations où la tête tombe du corps quelques secondes après un impact franc, les décors en mousse de polyuréthane ou en caoutchouc), dialogues vraisemblablement nés sous la plume d'un auteur en manque de reconnaissance tout autant que d'imagination et de vocabulaire, tous les ingrédients étaient réunis pour obtenir un résultat savoureux, une trame à peine perceptible dès le début de l'intrigue. Intrigue, oui, c'est bien le mot que je choisis. Parce que, tant qu'à faire, j'ai eu envie de faire pipi au moment crucial où tout se dénoue, où le héros couvert de sang (toujours rose), affaibli, à l'article de la mort (il jouait d'ailleurs diablement bien le mec mourrant, son regard halluciné était totalement foiré), le moment où je disparais aux toilettes pour revenir et découvrir un héros propre, net, guéri, qui embrasse fougueusement la petite blonde. Oui, bien entendu, il y avait une petite blonde gentille, éperdument amoureuse (en secret bien sûr) du héros, et qui n'attendait que la fin du film pour se laisser masser les prothèses mammaires. Inutile de préciser que je n'ai rien compris au film, pour le coup, et que j'ai totalement oublié de consigner mes nouveaux mots dans mon petit carnet. Echec complet.
Ca m'apprendra à vouloir faire deux choses à la fois.
NDL: Jouer aux zombies en téléphonant, ça ne marche pas non plus.
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