vendredi 24 décembre 2010

Orange.

Oui, orange, parce que lorsque mon corps se met à produire du orange, je me dois de m'inquiéter, tout du moins de façon purement formelle, à base de oulà là c'est grave Docteur.
Bref, de tout ceci nous nous fichons, let me introduce to you my new friend, la saucisse. Ouais, okay, ouais, j'ai déjà fait des posts sur les saucisses, mais là, il fallait que je partage avec vous mes expériences récentes, totalement folles, et saucissesques. En premier lieu, sachez que s'engloutir plus de 300 kilomètres, à deux, sous la neige (et sur la neige aussi, et envers et contre tous les boulets), rien que pour assouvir des besoins élémentaires et purement pulsionnels, c'est coule. Oui, c'est très coule de photographier des types en Harley se dandinant sur autoroute enneigée. Oui, c'est très coule aussi de prendre des photos de lacs gelés, ayant de ce fait paumé leur option canard, un soir tard, alors qu'on travaille le lendemain et qu'on n'a aucune idée de si (et quand) on rentrera se blottir sous les couettes dans un nid douillet. 
Ensuite, faire la cuisine, c'est plutôt chouette. Saucisses, patates, cornichons, patates, saucisses, gras, graisses, lardons, canard, om nom nom.

Tout ceci sent bien la crevette, non? Et tout ce bruit pour pas grand chose, au final. Vendredi, soir. Un vendredi soir au final assez banal, sauf qu'il paraît qu'on est Noël, et qu'il est de bon ton de fêter ça en famille, ou, tout du moins, avec des proches qu'on apprécie. J'ai encore énormément de mal à signaler à mon entourage que je ne fête pas Noël, et ce, depuis quelques années désormais. Pas de cadeaux en fin d'année, d'aucuns trouvent ça assez triste, mais? Mais pourquoi donc? Eclairez donc mes lanternes, dites-moi en quoi c'est si important d'en recevoir à des dates précises? Faisant partie du clan qui gâte ses amours à des dates totalement inopinées, à base de Tiens, un rouge à lèvres rose pour fêter la Sainte Odile et autres Voici pour toi 25 t-shirts, enjoy, ça m'agace un peu de passer pour une bête sauvage totalement asociale, au prétexte que pour moi les fêtes de fin d'année sont des jours comme les autres, ou presque, vu que je travaille tout de même un peu moins, n'ayant pas de patients sous la main. J'ai croisé à l'instant un voisin paniqué dans les couloirs, paniqué d'être un poil à la bourre pour aller poser son gros bide sur une chaise et s'en mettre plein la lampe, alors que je descendais mollement mes poubelles en pyjama - et n'ai pas compris ce qu'il y avait de rédhibitoire à descendre ses poubelles en pyj, un vingt-quatre du douze, vers vingt-deux heures.
Non, je n'aime pas Noël. Je comprends que des gens aiment, pourquoi est-ce que ces gens ne comprennent pas que je n'aime pas?

It's so hard to speak without a tongue

Aujourd'hui, jour paraît-il un peu saint et presque un peu férié, je m'aperçois qu'une fois de plus, je ne sais pas mettre de mots sur mes émotions. Je vais donc les partager avec vous.
GARGL. ARGGGGH. GNIIIIH. GRMBL. FRRRNIIIIH. + mains qui tournent autour de sucettes à cancer. AAAAARrrr. Rrrh.
Enjoy, et Joyeux Noël.
(Bidoubidoubidoubam, fucker)

samedi 4 décembre 2010

I’m coming up on infra-red

There is no running that can hide you
'Cause I can see in the dark.
I’m coming up on infra-red,
Forget your running, I will find you.

Le récipiendaire de ce message se reconnaîtra. J'espère.

/me se met en boule dans un coin, et espère.

G.I.R.L. Girl (autosatisfecit)

Une fois n'est pas coutume, ce post sera un lancer de fleurs en mousse dodues en plein dans ma petite face.
J'entame mollement mais sûrement ma période de célibat la plus longue, j'ai dépassé le cap fatidique du mois sans homme dans ma vie - ni dans mon lit. Ni ailleurs, hin, hin. Et le plus rigolo dans l'histoire, c'est que j'y survis tout à fait. Je cours d'expo en concert, de sortie chez les copiiiiiines en pourrissage en règle dans le bain (avec lecture du dernier Closer, me fournissant moult détails sur la rupture Longoria/Parker, ou encore les suspicions de tromperies dans le couple Amélie/Senna - mais si, les deux trublions hystériques du dernier ersatz de Loft Story, là). Libre à moi de perdre tout le temps que je souhaite y consacrer dans mes jeux vidéo, en mode pyjama double laine, enroulée dans ma couette, et à moi The Dig. Libre à moi de chanter toutes les paroles de Placebo si j'en ai envie (et je vous emmerde, tous).
La joie simple de m'ouvrir une boîte de cassoulet à quatre heures du matin si l'envie m'en prend, le plaisir délicat d'une sieste de plus de trois heures, les heures à flâner, pieds dans la neige, emmitouflée, en quête de LA paire d'escarpins qui viendra compléter ma collection. A ce sujet, je lisais il y a peu sur un blog relativement couru l'adage suivant A 32 ans si t'as pas douze paires de talons aig​uille et des polars pour tenir l'été, t'as raté ta vie. Et bien je suis fière de vous annoncer que j'ai réussi ce pari, à un mois pile poil de mes 29 ans. Oh, à propos de poil, le célibat a aussi cet avantage, point de stress de dernière minute quant à un potentiel hérisson dans le string, ou à des raccords à effectuer sur mes jambes de gazelle. J'entretiens mon poil - et je crois que je commence à aimer ça.
Et à propos d'échéances et de péremption possible, contrairement à ce que certains magazines pour gonzesses voudraient nous faire croire dans leurs articles sobrement intitulés 25 ans, je me sens vieille! Enquête sur le nouveau flip des filles, bah 29 ans, au final, c'est pas grand chose. Certes une bougie de plus sur le gâteau (ou un vibro de plus dans le placard, c'est selon). J'ai récemment contemplé mes nichons pour tenter d'y percevoir un éventuel effet délétère de la gravité et de l'âge mêlés, la réponse est nope. Nope, sir, ça tient toujours. Merci papa, merci maman, pour ce joyeux patrimoine génétique que vous m'avez légué, le même qui fait que je me fais encore draguer par des minets d'une vingtaine d'années à la caisse du supermarché.
Bon, c'est pas tout, mais là, faut que je teste mes nouveaux produits et jouets de bain, ainsi que mes super crèmes pour pieds, orteils et mains. Après, ptêt même que je mangerai de la pizza froide en regardant un vieux film d'horreur moisi à base de zombies et de dadames toutes nues. Le tout, vautrée dans mon canapé, avec mes nounours. Avant d'aller faire un grand coucou à James Eugene "Jim" Raynor. 
Des bisous à vous, les gens.
(Ce post se termine sur une note bien trop positive et enthousiaste, voire même amicale. J'ai peur)