Une fois n'est pas coutume, ce post sera un lancer de fleurs en mousse dodues en plein dans ma petite face.
J'entame mollement mais sûrement ma période de célibat la plus longue, j'ai dépassé le cap fatidique du mois sans homme dans ma vie - ni dans mon lit. Ni ailleurs, hin, hin. Et le plus rigolo dans l'histoire, c'est que j'y survis tout à fait. Je cours d'expo en concert, de sortie chez les copiiiiiines en pourrissage en règle dans le bain (avec lecture du dernier Closer, me fournissant moult détails sur la rupture Longoria/Parker, ou encore les suspicions de tromperies dans le couple Amélie/Senna - mais si, les deux trublions hystériques du dernier ersatz de Loft Story, là). Libre à moi de perdre tout le temps que je souhaite y consacrer dans mes jeux vidéo, en mode pyjama double laine, enroulée dans ma couette, et à moi The Dig. Libre à moi de chanter toutes les paroles de Placebo si j'en ai envie (et je vous emmerde, tous).
La joie simple de m'ouvrir une boîte de cassoulet à quatre heures du matin si l'envie m'en prend, le plaisir délicat d'une sieste de plus de trois heures, les heures à flâner, pieds dans la neige, emmitouflée, en quête de LA paire d'escarpins qui viendra compléter ma collection. A ce sujet, je lisais il y a peu sur un blog relativement couru l'adage suivant A 32 ans si t'as pas douze paires de talons aiguille et des polars pour tenir l'été, t'as raté ta vie. Et bien je suis fière de vous annoncer que j'ai réussi ce pari, à un mois pile poil de mes 29 ans. Oh, à propos de poil, le célibat a aussi cet avantage, point de stress de dernière minute quant à un potentiel hérisson dans le string, ou à des raccords à effectuer sur mes jambes de gazelle. J'entretiens mon poil - et je crois que je commence à aimer ça.
Et à propos d'échéances et de péremption possible, contrairement à ce que certains magazines pour gonzesses voudraient nous faire croire dans leurs articles sobrement intitulés 25 ans, je me sens vieille! Enquête sur le nouveau flip des filles, bah 29 ans, au final, c'est pas grand chose. Certes une bougie de plus sur le gâteau (ou un vibro de plus dans le placard, c'est selon). J'ai récemment contemplé mes nichons pour tenter d'y percevoir un éventuel effet délétère de la gravité et de l'âge mêlés, la réponse est nope. Nope, sir, ça tient toujours. Merci papa, merci maman, pour ce joyeux patrimoine génétique que vous m'avez légué, le même qui fait que je me fais encore draguer par des minets d'une vingtaine d'années à la caisse du supermarché.
Bon, c'est pas tout, mais là, faut que je teste mes nouveaux produits et jouets de bain, ainsi que mes super crèmes pour pieds, orteils et mains. Après, ptêt même que je mangerai de la pizza froide en regardant un vieux film d'horreur moisi à base de zombies et de dadames toutes nues. Le tout, vautrée dans mon canapé, avec mes nounours. Avant d'aller faire un grand coucou à James Eugene "Jim" Raynor.
Des bisous à vous, les gens.
(Ce post se termine sur une note bien trop positive et enthousiaste, voire même amicale. J'ai peur)
Ce billet est d'une allégresse insoutenable.
RépondreSupprimeroui, ça donnerait presque la nausée.
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