En ce dimanche, premier d'une série estampillée 2011, il était temps pour moi de mettre à l'épreuve mes bonnes résolutions, notamment celles concernant les expositions: Tu ne rateras plus d'expos au simple prétexte de flemme, ma fille. Hop, douche, hop, tartines, hop, batmobile, et direction la Piscine.
La Piscine de Roubaix est un chouette musée, dans une ancienne piscine (et les coquinous de la direction ont même jugé drôle de balancer, par moments, des bandes-son de nageurs folâtrant dans la flotte - très déconcertant pendant qu'on lit un petit texte afférent à une grappe de Vaches Hollandaises), et accueillait jusqu'au seize janvier une expo Degas Sculpteur. Tous les descriptifs étaient unanimes et dithyrambiques: meilleure exposition de l'année, faut le voir pour le voir, allez-y merde bondieu. J'ai donc cédé à la pression populaire et à mes bonnes résolutions, et y suis allée. Les collections permanentes sont toujours aussi sympathiques et bien mises en valeur, j'ai donc demandé à mes petits pieds de tourner en direction de l'exposition temporaire, et là, le drame fut. Petit, pas beau, mal agencé, périlleux (j'ai failli écraser au moins douze êtres miniatures, véloces et farceurs, coiffés de bonnets pointus et décorés de chandelles de morve verte), tout ça pour des sculptures qui au final ne m'ont pas fait grand effet. Je paraphraserai pour l'occasion quelques mots de Gratou: Ah ouais, je pourrai dire que j'ai vu des chevaux en tas de crotte de nez et autres Eurk c'est laid. Le gros avantage, quand on est pur et indemne de toute culture artistique (et je pointe ici mes trois ans passés en fac d'histoire de l'art, à apprendre à lire et à comprendre des œuvres), c'est qu'on n'éprouve pas le moindre complexe à apposer des qualificatifs à base de caca et de merde, là où mon bon sens et ma correction légendaires se résignent à des soupirs accompagnés de Mouais, boaf, mouais, le tout en se grattant le menton s'il vous plaît.
A la sorte, ledit Gratou, à ma question un peu fébrile de savoir ce qu'il en avait pensé, me répondit donc que tout ceci ne valait pas une bonne frite.
J'ai donc décidé de sauver le Gratou en le traînant dans un autre musée (et ouais, 2 in a row), pour contempler la collection d'art moderne, et en profiter pour me remémorer la maison d'Arthur Vanabelle parce que, quand même, ça rime un peu avec l'été et les vacances. Et aussi parce que j'aime vraiment très fort la collection d'art brut du L.A.M., mais bon, c'est une autre histoire et j'estime vous avoir déjà assez bassinés avec ça.
Pif, paf, pof, il est l'heure du moelleux au chocolat. Celui avec un cœur fondant au caramel. Celui qu'on déguste à la cuiller, sous la couette, devant des émissions télévisuelles un peu stupides.
Bonne année, oui, pleine de douceurs et caprices, de gazelles hystériques zé de cascades. Bisous.
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