mercredi 30 janvier 2013

P2 FOREVA

Parce que oué, pour de vrai, la P2, c'est un concentré de paradis sur terre, avec triple parasol dans le cocktail et brochette de fruits exotiques. L'opportunité d'apprendre autre chose, autrement. Si un jour on m'avait dit que j'aurais encaissé trois heures de cours sur des mécanismes cellulaires très pointus, avant d'engoulir un sandouiche (option vidéos de caca sur toituyau, copines à l'appui) et de filer en exam d'anglais (merci les meufs pour notre coopération si efficace) et de clôturer la journée en jouant du xylophone dans la trachée d'un bout d'humain formolé. Si on m'avait dit que le soir, je pourrais jouer à Diablo avec les coupains, me décrasser les oreilles avec du gros son qui tâche, si on m'avait aussi dit que les soirées pizzas bières avec les potes ça pouvait encore se faire à trente berges passées. Si on m'avait dit tout ça, j'aurais pas forcément eu l'impression de passer à côté de tant d'années, ni cette impression étrange de vivre une crise d'adolescence totalement injustifiée. 
J'avais juste envie de marquer d'une pierre blanche cette journée si parfaite, ce si pur concentré de ce à quoi j'ai toujours aspiré, ces cours imbitables fourrés aux sms improbables, ces enseignements dirigés truffés de fous rires, ces stages hospitaliers avec des mecs coupés en deux, des malaises, et des 20/20, ces soirées si courtes et tellement méritées à la foi. 
P2 I love ya, puisses-tu durer tout le temps.



Post it pour la moi du futur qui reviendra par ici dans 6 mois: raconter les trois semaines de dissection, raconter les préparatifs du bal de promo, penser à évoquer le mec coupé en deux et la mémé qui fait de la corde à sauter avec ses avant-bras. Et les autres péripéties. 

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