<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637</id><updated>2012-01-18T21:53:32.656+01:00</updated><category term='Ginseng'/><category term='Morue'/><category term='Chocolat'/><category term='Poreux'/><category term='Rage. Haine.'/><category term='Turgescent'/><category term='Hot-dog'/><category term='Singe à tétons'/><category term='Carriole'/><category term='Gens'/><category term='Colère molle'/><category term='Flemme'/><category term='Photos'/><category term='Les concombres c&apos;est bon'/><category term='Pâquerettes'/><category term='Kleenex'/><category term='Dragon'/><category term='Pommade à l&apos;huile'/><category term='Café'/><category term='Poire Williams'/><category term='Mais ouais t&apos;as raison pétasse'/><category term='Momies'/><category term='Taff'/><category term='Saumon fumé'/><category term='Vache rose'/><category term='Slip'/><category term='Princesse'/><category term='Post-it'/><category term='Vélo difforme'/><category term='J&apos;aime les fusées'/><category term='Nuage bleu'/><category term='C&apos;est quoi cette statue'/><category term='Arc-en-ciel'/><category term='Limaçon'/><category term='Malabars et gros nibards'/><category term='Soupçon de désespoir'/><title type='text'>Moules frites et zombies</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>31</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-8340852793883203111</id><published>2012-01-18T19:05:00.001+01:00</published><updated>2012-01-18T19:06:49.615+01:00</updated><title type='text'>De l'égalité des chances.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Rhâ me voilà bien marrie et légèrement énervée au vu des circonstances.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pauvre  de moi, quelle idée présomptueuse ai-je eu là, de souhaiter reprendre  des études à un âge canonique! La trentaine a sonné le glas des  possibilités de formations et de reprises d'études, selon toute  vraisemblance.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après avoir  dû montrer pattes blanches (les quatre, même celle du fond) pour avoir  l'immense privilège de m'inscrire en faculté de médecine, me voilà  coincée entre mon métier (il faut bien manger) et mes études (un  concours assez sélectif, pour employer un euphémisme).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Détaillons un peu les pièces justificatives que j'ai dû joindre à mon petit dossier d'inscription en faculté:&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Bulletins de classe de première et de terminale,&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Copies et originaux de tous les diplômes obtenus, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-  Justification de chaque année d'interruption d'études, feuilles de  salaire à l'appui (le gros malin qui a pondu ce formulaire a oublié la  masse insignifiante des travailleurs non salariés et autres libéraux),&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-  Démarches entreprises au titre de la formation personnelle, diplômante  ou non, ainsi que de l'auto-formation (devinez qui s'est tapé la liste  de tous les livres lus sur un thème médical/scientifique? Oh que ces  moments furent emprunts d'allégresse et de drôlerie),&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Justificatif d'emploi pour l'année scolaire, afin de ne pas payer deux fois les frais de sécurité sociale,&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-  Et, pour le 5 mars, joli petit papier attestant que je suis à jour de  mes vaccinations (IDR*, DTP, VHB, sans compter méningocoque &lt;i&gt;vivement recommandé&lt;/i&gt;, grippe &lt;i&gt;vivement recommandée&lt;/i&gt; et VHA &lt;i&gt;vivement recommandée&lt;/i&gt; aussi.)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sachant  que, même en présentant de jolis dossiers, certains candidats se sont  vus refuser l'accès à la sacro-sainte Première Année Commune aux Études  de Santé. Mon binôme (François pour ceux que j'ai déjà saoulés avec ce  prénom) a failli se faire jeter, au motif qu'il est &lt;b&gt;vieux&lt;/b&gt; (39  printemps) et qu'il risque de piquer la place d'un jeune étudiant  motivé. &lt;i&gt;Égalité&lt;/i&gt; des chances? Où ça dites? Fort heureusement, une dame  influente œuvra dans l'ombre, afin de lui procurer le fameux sésame qui  autorise à sacrifier sa vie, son estime de soi, son temps, son chéri, sa famille, ses amis et  sa santé, au bénéfice d'un concours abscons. Bref. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Petit  souci épineux récemment, je suis toujours liée corps et âme à mon si  cher petit cabinet d'orthophonie (règle numéro deux, ne plus jamais  s'installer en libéral, jamais. Tst. Jamais), qui me crée plein de  soucis. Pour des raisons évidentes de gestion de temps, je m'affairai à  envoyer de belles lettres de motivation aux responsables de la scolarité  de cette fameuse PACES, arguant du fait que gérer de front vie  professionnelle et vie estudiantine n'était certes pas une exception,  mais que juste un petit aménagement d'emploi du temps pendant quatre  semaines pouvait m'être salvateur. Non. Oh, non, je n'y ai pas droit, et  n'y aurai pas droit, au motif de l'&lt;i&gt;égalité&lt;/i&gt; des chances. Une fois de  plus, quelle &lt;i&gt;égalité&lt;/i&gt;?&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et  inutile de suggérer assister aux cours à des horaires différents de ceux  qui me sont imposés, notre si chère faculté s'est désormais équipée de  caméras de vidéo surveillance, et de gorilles en smoking qui vérifient  nos identités à l'entrée, comme si la PACES était une soirée de luxe  chez je-ne-sais-qui du gratin. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je  veux bien jouer à ça, respecter leurs règles et m'y plier, aucun  problème :) Simplement, qu'on ne vienne pas me dire qu'il s'agit de  proposer une &lt;i&gt;égalité des chances à chaque candidat&lt;/i&gt;, tout un  chacun ici sait à quel point c'est faux. Discriminer des étudiants au vu  de leur âge, et de leur métier, ça me paraît un peu louche, et pas du  tout en adéquation avec une quelconque &lt;i&gt;égalité.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Là  où d'aucuns s'évertuent à distinguer égalité d'équité, là où d'autres  s'ouvrent aux nouvelles technologies (faculté de médecine de Grenoble:  tous les cours sont fournis sur support de DVD-Rom aux étudiants lors de  la rentrée, et disponibles sur internet, le présentiel n'étant plus  obligatoire), la faculté de Lille réussit une prouesse encore jamais  égalée: discriminer sur l'argent, la situation familiale, l'âge. Avec  des critères aussi stupides qu'antédiluviens pour &lt;i&gt;sélectionner&lt;/i&gt;  leurs futurs petits moutons (caméras de vidéo surveillance pour vérifier  si nous sommes bien assis aux places qui nous sont attribuées,  attention, interdiction d'y déroger, même si le strapontin est cassé, il  faut s'y asseoir et souffrir du séant, contrôles &lt;i&gt;surprise&lt;/i&gt; de présence aux enseignements magistraux avec pénalisation en cas d'absences), une absence totale de prise en compte de la dimension humaine, j'ai bien envie de rire quand on entend les grand chefs parler entre eux de leurs étudiants &lt;i&gt;attirés par leur pognon, inhumains et incapables de sourire&lt;/i&gt;. Vous les avez choisis, vous les avez modelés ainsi? Assumez-les, et faites pas chier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce message était sponsorisé par l'ulcère et la fatigue, ainsi que par une forme nette d'aigreur à l'encontre de tels pachydermes écrasant tout et tous sur leur passage. De quoi couper toute envie d'y continuer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;*IDR  = intradermoréaction (le fameux BCG qui gratte), DTP = diphtérie  tétanos poliomyélite, VHB: virus de l'hépatite B (avec dosage sérique  des taux d'anticorps antihépatite B), VHA: virus de l'hépatite A.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-8340852793883203111?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/8340852793883203111/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2012/01/de-legalite-des-chances_18.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/8340852793883203111'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/8340852793883203111'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2012/01/de-legalite-des-chances_18.html' title='De l&apos;égalité des chances.'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-1272909642390681632</id><published>2011-10-03T22:47:00.000+02:00</published><updated>2012-01-18T19:15:20.939+01:00</updated><title type='text'>En manque de romantisme</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On nous rebat les oreilles depuis des années de propos totalement merdiques, totalement foireux, totalement abscons, à base de &lt;i&gt;aime-toi, ton prochain t'aimera&lt;/i&gt;. J'ai peut-être pris cette maxime à contre-pied, en me disant que si j'aimais davantage mon prochain, ledit prochain m'aimerait davantage. Hors, non, c'est pas vrai, c'est même totalement faux, FAIL comme on dit par chez nous.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour une fois vraiment, j'ai été fondamentalement mauvaise avec quelqu'un que je considérais comme humain, simplement parce que son instinct de survie était en opposition parfaite avec le mien. Et quels que soient les hypothétiques messages de soutien que je puis recevoir à ce sujet, il n'en reste pas moins que, pour continuer à vivre et à simplement manger, j'ai dû faire une croix sur la vie d'autrui. Et ça, bah c'est pas du tout en accord avec mes considérations un peu bisounourisennes de la vie. Dans mon monde à moi, les choses sont faites de manière totalement désintéressée, les actes n'ont pas pour valeur d'acquérir un quelconque consentement d'autrui ni un éventuel changement dans le mode de pensée des gens. Chez moi, les choses tu les fais pour toi, à partir du moment où tes initiatives ne coûtent pas la vie d'une tierce personne. Et bah chez moi c'est pas franchement pareil que chez les autres. Plaidoyer pour ma pomme mis à part, plus le temps passe, plus le constat s'avère amer: aide-toi, le ciel t'aidera. Et le ciel peut bien entendu sous-entendre n'importe quoi d'autre que de l'humain. C'est rigolo deux minutes d'être le réceptacle des ennuis d'autrui, mais le jour où je sature, de tous ces ennuis ajoutés aux miens, j'en fais quoi? Je les porte comme une patate trop chaude, les basculant de main en main, en attendant de trouver le point de respawn parfait?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et bah, non. Non je ne continuerai pas de donner du travail à quelqu'un qui compte défoncer le mien. Et mon gagne-pain (qui sert à payer, réellement, l'appart et le pain) avec. Non, je ne continuerai pas de faire semblant que tout roule alors que ça n'est pas le cas, simplement parce que ça t'arrange, toi, là-bas. Je ne sais pas encore si c'est lié à ma personnalité, ou simplement humain, d'en avoir marre à un moment, de vouloir évacuer, et de trouver portes closes pour diverses raisons. Là où l'amertume me ronge, c'est que j'ai, bien souvent (trop souvent?) été la dernière porte pour pas mal de personnes, et qu'en l'état actuel des choses, je n'ai aucune porte à laquelle taper. Manque de diversité? Manque de confiance? Excès de fierté? Sans doute, sans aucun doute.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quoi qu'il en soit, la route est longue jusqu'à la porte dorée. A peu de choses près, on a tous été plantés en même temps, elle est où la différence? Celle qui fait que d'aucuns se pavanent sur des routes dorées, rafraîchies par des hordes de vierges agitant leur rameau d'olivier, pendant que d'autres lapent le moindre caillou, la moindre source, à la recherche de la substantifique moelle?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En attendant je vais prendre mes rames, m'en servir pour tout et n'importe quoi, et arrêter d'avoir la moindre considération altruiste vu qu'apparemment, ça sert à rien. En tous cas, ça donne pas de cabane à Tataouine.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-1272909642390681632?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/1272909642390681632/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2012/01/en-manque-de-romantisme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/1272909642390681632'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/1272909642390681632'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2012/01/en-manque-de-romantisme.html' title='En manque de romantisme'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-5001857487565336251</id><published>2011-03-24T06:23:00.004+01:00</published><updated>2011-03-24T07:25:19.996+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Arc-en-ciel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Slip'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Café'/><title type='text'>Viens chez moi, j'ai une super cafetière.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parce que boire du bon café, parfois, c'est capital.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parce qu'accueillir les potes, soit en détresse, soit euphoriques, avec un café, ça le fait.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parce que dire "non je peux pas je bois mon café", ça reste la meilleure excuse du monde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parce qu'appuyer sur un bête bouton pour se voir délivrer sa drogue instantanément, c'est la classe.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parce que sans ma cafetière, je pense que je ne serai pas plus valide qu'une serpillière usagée, le matin, à 5h45.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parce qu'autour d'une cafetière, on peut aborder les emmerdes de tout le monde, et les résoudre (ceci est valable aussi avec une pompe à bières).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parce que le café, c'est la vie, et aussi l'ulcère, et toute une flopée de machins, et de trucs aussi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Désormais, ma cafetière (enfin, mes cafetières, devrais-je dire, pour davantage de franchise) sont devenues comme une extension de mon propre corps. Parce que, quand je bois mon café en terrasse, qu'il pleuve, vente ou neige, à part boire un café, je ne fais rien. Et ça, c'est un premier pas vers la rédemption.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Moralité? Faites comme moi, aimez le café. Fort. Plein. Vite.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-5001857487565336251?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/5001857487565336251/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2011/03/viens-chez-moi-jai-une-super-cafetiere.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/5001857487565336251'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/5001857487565336251'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2011/03/viens-chez-moi-jai-une-super-cafetiere.html' title='Viens chez moi, j&apos;ai une super cafetière.'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-2184548580972360349</id><published>2011-03-19T21:34:00.001+01:00</published><updated>2011-03-19T21:37:58.330+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chocolat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mais ouais t&apos;as raison pétasse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Taff'/><title type='text'>De l'orthophonisme</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand j'étais petite, j'avais envie d'être archéologue version Indiana Jones, mais qui démoule des momies au Pérou et finit par les autopsier. Après, environnement familial oblige, j'ai eu envie d'être la première nana pilote de F1, et de foutre des branlées mémorables à des mecs comme Nigel Mansel, Ayrton Senna ou Damon Hill (rien que ça), et comme je suis tombée en pâmoison devant Mika Häkkinen, je me suis promis de jamais lui coller la honte devant ses potes. Alors j'ai changé de plan, j'ai eu envie de devenir médecin légiste, spécialisé en anatomo-pathologie du cerveau.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et là où le hasard est plutôt drôlement rigolo, c'est qu'au final, je ne suis rien de tout ça. J'ai beau faire l'andouille en Batmobile (et encore, c'était pire quand j'avais mon cher et tendre Fazou), mettre des pâtées à des blaireaux en Clio, bouquiner tout ce que je peux sur l'archéologie précolombienne, et faire de la rééducation neuropsychologique, je reste tout de même bien éloignée de mes projets d'enfance.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et pour cause, depuis presque bientôt sept ans, je suis tofonisse. Enfin, orthophoniste. Je suis celle à qui on demande régulièrement si elle a fait un DEUG en deux ans pour les pieds, celle à qui l'on demande des conseils de grammaire et de conjugaison, celle qui en a marre qu'on l'assimile à une gentille-dadame-en-tailleur-qui-apprend-aux-enfants à bien causer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parce que bon, là, il faut dire un peu de quoi il en retourne. L'orthophonisme, spa juste une histoire de marmots qui zozottent, loin s'en faut. C'est aussi une longue histoire d'accompagnement de fin de vie de patients qui ne savent plus rien faire. D'arrivées, en ascenseur protégé par un code secret et dont le sas est fermé à clé, en service de psychiatrie rubrique &lt;i&gt;mecs dangereux pour eux et aussi et surtout pour les autres&lt;/i&gt;. De grands moments de fun à apprendre à un travesti à placer sa voix correctement (avec échange de tips de vernis à ongles, tant qu'à faire). Ce sont aussi des enfants et adolescents &lt;i&gt;différents&lt;/i&gt;, qui portent leur différence en étendard (clin d'œil appuyé à Valentine, Antoine et Nicolas). Ce sont aussi des vacations hospitalières en éveil de coma, pour réapprendre à des gens d'une quarantaine d'années à respirer, manger, parler, suite à de traumas graves. Des moments moins drôles et moins glorieux d'intervention de déglutition et alimentation auprès de petits bouts riquiquis d'à peine quelques jours. C'est aussi tout ça, et j'aimerai que des gens ne l'oublient pas, j'y viendrai après, pour le moment je vais faire un étal un peu indécent de bons souvenirs au travail, comme quoi tout est possible.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand le petit Quentin arrivait en trombe le vendredi matin à 7h45 pour s'accrocher à mes jambes et ne plus me lâcher jusqu'à 12h30. Quand Madame V, à la sortie de son hospitalisation, m'a ramené une énorme boîte de loukoums, je cite &lt;i&gt;parce que vous m'avez appris à le redire, je vous en dois au moins une boîte&lt;/i&gt;. Quand Monsieur C a commencé à aller moins bien, et même si ça a pas été super marrant tous les jours pendant trois mois d'aller le voir à douze heures pétantes pour lui donner sa panade, quel plaisir de l'entendre m'insulter en riant parce que j'étais encore fringuée en rose bonbon. Quand Madame B, privée de bouffe, m'a écrit un &lt;i&gt;merci&lt;/i&gt; laconique sur un post-it, après une séance consacrée à une dégustation en règles d'un peu de sauce à la moutarde. La fameuse sauce qu'elle aimait tant, mais dont elle était privée à cause de sa maladie, et dont sa famille continuait à se gaver en sa présence. Quand G, 17 ans, m'a dit &lt;i&gt;Quand je serai vieux, je trouverai une meuf comme toi, tu rends l'orthographe drôle, et on peut dire du mal de Bear Grylls, et les t-shirts avec des monstres, et bah c'est cool&lt;/i&gt;. Quand A, 13 ans, que j'avais menacé d'arrêter la rééducation s'il continuait de me regarder avec un air bovin, m'a sorti un fulgurant &lt;i&gt;Non, moi je veux venir, on fait tout sauf du français et maintenant j'arrive à insulter les potes sur CSS&lt;/i&gt;. Quand A, une autre A, est venue en rampant s'asseoir sur mes genoux pour que je lui donne son repas, ça aussi, ça m'a fait du bien dans mon coeur de pierre. Aussi quand Madame D, aussi connue sous le charmant pseudonyme de Tatie Danièle, m'a gratifiée d'un &lt;i&gt;Je vous aime, mon petit lapin&lt;/i&gt; un mardi, très tôt. Bref, cessons cet étalage de bonnes anecdotes, l'objectif de ce post n'était pas là. Hum, voyons voir, où en étais-je.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors ouais. Là je suis un peu pas très contente. Certes, j'exerce ce métier par un total hasard, et me prépare à le quitter (Temporairement ou définitivement? Qui sait?), mais ce n'est pas pour autant que je supporte qu'il soit dénigré. Quand je lis que d'autres tofonisses, sur le vaste monde de l'internet, monnayent leurs conseils contre cinq euros, ça me donne envie de leur exploser la tête. On fait toutes ça, on aide toutes les gens dans leurs démarches, emmerdes et autres projets, sans pour autant se poser la question d'une rémunération potentielle. Alors cinq euros pour une réponse garantie en vingt-quatre à quarante-huit heures, arf. Pourquoi ne pas proposer de la rééducation par webcam? Ah, zut, on me souffle à l'oreille que ça a déjà été fait. Entre autres par une professeur de mathématiques, sûre de son fait, persuadée d'être dans son bon droit, qui propose des &lt;i&gt;bilans logico-mathématiques &lt;/i&gt;suivis de &lt;i&gt;séances de rééducation&lt;/i&gt; (pouvant ou non être accompagnées de séances chez un orthophoniste, nous dit-elle), à des tarifs trois fois supérieurs aux nôtres, et non remboursés, ça aussi, ça m'agace un peu. Pour en avoir bavé pendant près de quatre ans, pour être sûre que je suis loin de pouvoir m'asseoir comme &lt;i&gt;compétente&lt;/i&gt; en ce domaine, je me demande bien d'où cette dame tire son savoir. J'ai bien envie de sortir ma carte joker &lt;i&gt;syndrome MGEN &lt;/i&gt;et puis point. En tant que tofonisses, on n'est pas là que pour aider les enfants dans leur scolarité, même si effectivement on le fait quand on adapte la scolarité à un enfant dyslexique-dysorthographique (DLDO dans le jargon, sachez-le). Donc, comme on prend en charge des enfants DLDO pour travailler plein de choses avec eux, forcément on s'approche dangereusement de la frontière avec l'éducation - et donc l'enseignement. Récemment, est parvenu à mes binocles un article d'un quotidien renommé, qui constatait que &lt;i&gt;les orthophonistes sont de plus en plus acteurs du soutien scolaire&lt;/i&gt; et autre&lt;span class="messageBody"&gt; &lt;i&gt;les orthophonistes deviennent alors une sorte de “soutien scolaire déguisé car, pour la plupart des “patients”, les méthodes qu’ils emploient ne sont pas si différentes de celles des enseignants et les séances chez l’orthophoniste ressemblent à des cours particuliers: ils font lire les enfants. &lt;/i&gt;(oui, les guillemets sont foireux, non, ce n'est pas de ma faute, le journaliste devait être saoul, mpffrfffr).&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Donc, si j'ai bien compris, aider un ado à piger sa langue maternelle, lui faire lire du danois pour entraîner certaines compétences, tout en créant des univers de plus de cinq cents monstres avec lesquels on part visiter le zoo, c'est faire du scolaire, et même du soutien scolaire. Ah, bon. Excusez ma naïveté, je n'étais pas au courant.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="messageBody"&gt;Bref, longue histoire courte, même si c'est un métier que je m'apprête à quitter, je suis tout de même navrée de l'image qu'il a dans la société actuelle. Ersatz de professeurs, rééducateurs au rabais, assoiffés de pognon (là c'est la sécu qui le dit), en majorité des femmes d'hommes riches exerçant cette profession pour se faire de l'argent de poche, et autres réjouissances que je ne transcrirai pas ici tant elles m'arrachent la peau des doigts. C'est dommage, vraiment. J'aurais aimé que ça se passe autrement, j'aurais aimé que mes sept ans dans mon petit cabinet que j'ai fabriqué toute seule se closent autrement que dans un constat, à la fois amer et réjoui, à base de &lt;i&gt;et merde, ça va couler, et je ne serai pas là pour y assister&lt;/i&gt;.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="messageBody"&gt;Donc un grand merci. Merci à toutes les personnes qui comptent le temps de trajet dans leurs déplacements à domicile. Merci à celles et ceux qui se déplacent dans des écoles y faire leurs séances. Merci aux gens qui chronomètrent méticuleusement leur temps de présence pour être sûrs de ne pas en faire trop, et d'être rentables. Merci à tous ceux qui pensent échanger leur pitoyable minable petit savoir contre des espèces sonnantes et trébuchantes.&amp;nbsp; Merci à tous ceux qui pensent tout savoir mieux que quiconque, et ouvrent leur gamelle à tort et à travers. Merci à celle qui m'avait accusée de concurrence déloyale parce que je passais trop de temps avec mes patients, et que je dis toujours bonjour aux gens que je croise dans les couloirs. Merci à tous ceux qui scient la branche sur laquelle ce métier tient en équilibre instable, merci à ceux qui facturent des séances non réalisées, à ceux qui restent vingt minutes avec des cas neurologiques, merci à ceux qui se déchirent pour avoir un monopole sur tel ou tel secteur de soins, pots de vin à l'appui. Merci à vous, tous, parce que, au moment où je me prépare à quitter ce métier, j'éprouve désormais une grande tristesse pour les générations de tonofisses futurs, ceux qui croient encore à leur choix professionnel, et qui vont ramasser les fruits des emmerdes que vous avez semées.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="messageBody"&gt;Merci, oui.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-2184548580972360349?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/2184548580972360349/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2011/03/de-lorthophonisme.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/2184548580972360349'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/2184548580972360349'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2011/03/de-lorthophonisme.html' title='De l&apos;orthophonisme'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-7001407762160141384</id><published>2011-03-04T20:35:00.001+01:00</published><updated>2011-03-04T20:43:51.209+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Limaçon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Turgescent'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poreux'/><title type='text'>Et bah en fait, non.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oulà j'ai pas tenu bien longtemps sans revenir ici épancher mes idées délirantes et autres motifs de ronchonnerie désormais coutumiers. Force est de constater qu'au final, l'attention-whore qui sommeille en moi adore radoter ici-même.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Me voilà donc de retour, un peu bronzée, très caféinée, et prête à vous exposer mes théories rutilantes sur plein de sujets, notamment&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Le ciel bleu, ça donne plutôt envie de saucisses ou de compote,&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Comment le sexe m'a rendue totalement stupide,&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Ce que je pense du plan B et de l'impulsion pour se laisser aller à la volupté,&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Pourquoi porter une robe léopard à Carrefour un vendredi soir peut s'avérer très périlleux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Faudra aussi que je songe à vous raconter mes vacances (et parler un peu des gens qui s'appellent Claude, je crois que je les aime pas trop bien dans mon cœur), à vous donner quelques nouvelles de Canard et Lapin (qui pètent la forme et continuent les transmissions salivaires et inspections en règle des amygdales de l'autre), à sonder l'inénarrable vacuité de mon être, ô combien futile et superficiel. De superbes aventures en perspective, riches en rebondissements totalement hasardeux, fourrées de saucisses, peintes en rose, ornées d'imprimés bestiaux et parsemées de quelques bouquins bizarres. Et des trouvailles perpétuelles dans mon dressing - oui, c'est bien à moi, cette magnifique robe vert fluo entièrement lacée, et ces ticheurtes de paillettes, et aussi le gros tas d'escarpins roses très brillants.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ça en fait, du fnu, hein les copains? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bisous sur vos fesses lisses - et que le grand Houdini me lègue son pouvoir de faire rouler mes yeux dans les orbites et de marabouter ta femme, toi là-bas.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-7001407762160141384?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/7001407762160141384/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2011/03/et-bah-en-fait-non.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/7001407762160141384'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/7001407762160141384'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2011/03/et-bah-en-fait-non.html' title='Et bah en fait, non.'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-6393971379381058006</id><published>2011-01-13T13:39:00.002+01:00</published><updated>2011-01-13T13:39:26.316+01:00</updated><title type='text'>Et bah c'est fini.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout du moins pour le moment.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un peu marre d'autant m'épancher sur des pages vierges de l'internet.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les prochains messages resteront donc à l'état de brouillons inachevés, afin de mettre le holà à cette fâcheuse tendance que j'ai en ce moment de livrer ainsi ma vie en pâture à des gens.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bisous.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-6393971379381058006?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/6393971379381058006/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2011/01/et-bah-cest-fini.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/6393971379381058006'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/6393971379381058006'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2011/01/et-bah-cest-fini.html' title='Et bah c&apos;est fini.'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-7890720636789820789</id><published>2011-01-06T23:16:00.000+01:00</published><updated>2011-01-06T23:17:59.934+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pâquerettes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nuage bleu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hot-dog'/><title type='text'>Lapin et Canard</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Scène ô combien touchante (pour une fois, me diront certaines langues acérées) à la maison de retraite tout à l'heure.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelle ne fut ma surprise de retrouver, un peu (pas vraiment) par hasard, Jeanne, au rayon &lt;i&gt;Petits vieux périmés et pouvant taper&lt;/i&gt; de mon coin-à-vieux-préféré, près de trois mois après qu'elle ait totalement disparu de la surface du globe. Jeanne avait eu quelques soucis, était tombée, avait &lt;i&gt;par mégarde&lt;/i&gt; mordu la tronche de Raymond jusqu'au sang. Jeanne a été hospitalisée, bilantée, diagnostiquée, étiquetée, mesurée sous toutes les coutures, hippocampes inclus. Jeanne, déjà, à l'époque, ne savait pas se servir d'une agrafeuse, persistant à vouloir joindre une feuille (toute seule, oui, joindre une feuille, mert'quoi) avec le côté fermé de l'engin. Elle avait aussi oublié comment cuire des chicons, mettant ainsi le feu à sa cuisine. Tailler un crayon? Oulà, folie, activité beaucoup trop risquée, il y a trop de trous, trop de configurations possibles, une sorte de partouse de papeterie crûment étalée sur mon bureau. Mettre son manteau, ah ça, non, vous m'aidez, Lo0ore? Bien volontiers, voyons, je ne vous laisserai point partir toute débraillée, affronter les frimas d'un hiver féroce.&lt;br /&gt;Jeanne, donc. Jeanne est vivante, et cette nouvelle m'enchante. Raymond survit, cette nouvelle m'enchante aussi.&lt;br /&gt;Jeanne est malade, Jeanne a Alzheimer. Raymond en souffre. Lui et le Parkinson qui vit terré dans ses guiboles contraignent par ailleurs Jeanne à se trimballer, de jour comme de nuit, avec un joli bavoir vissé autour du cou. Le jour où Raymond a déposé Jeanne en maison de retraite, le jour où il a compris que ce soir, pour de vrai, il se pieuterait tout seul et sur la béquille, il en a tellement perdu les pédales, la boule, toute notion de temps et d'espace, qu'il en a démoli deux voitures en remontant un sens unique.&lt;br /&gt;Depuis, Raymond vient à pinces voir Jeanne. Ça lui prend, en moyenne, entre quarante-cinq minutes et une heure pour effectuer la jonction pédestre entre sa maison, et la nouvelle maison de Jeanne. Même s'il doit en tomber, se vautrer huit fois par trajet, arriver le pif en sang, tous les soirs il viendra vérifier que sa Jeanne a bien son bavoir pour manger sa soupe de légumes. Même si le prix à payer est de repartir, seul, à travers une ville déserte - ou de quémander l'hospitalité d'une batmobile, lascivement abandonnée sur un coin de trottoir pendant que sa propriétaire y déguste une petite pause nicotinée bien méritée.&lt;br /&gt;Et, toujours avant de partir, Raymond dit au revoir à Jeanne. Au revoir mon canard, au revoir, au revoir. Bisou, langue, mains. Au revoir mon lapin, au revoir mon poussin, à demain, bisous, langues, mains. Leurs esprits sont partis, leurs espoirs les ont quittés, leurs corps luttent pour parvenir à tenir encore à peu près debout, et pourtant, tous les soirs, ils s'embrassent comme deux adolescents amoureux, fous amoureux l'un de l'autre, se donnant au passage tous les noms des animaux à peu près mignons que l'on peut croiser dans une exploitation agricole. Tous les soirs, après leurs bisous, Raymond s'en va en clopinant. Jeanne le suit, lui disant merci. Merci, merci, merci. Merci. Fermer la porte du secteur d'enfermement au nez (et à la barbe) de Jeanne et Raymond, qui s'échangent encore des regards transis, c'est comme refuser son steak à un bébé T-Rex.&lt;br /&gt;Revenir dans le lieu de vie, demander à Ghislaine et Malika comment elles se portent, ah ah ah, les voir la larme à l'œil, attendries, presque confiantes en le fait que leur débile de mec (celui dont elles se plaignent si souvent à la machine à café) qui sait pas faire la vaisselle (sans péter trois tasses et deux assiettes) sera peut-être un jour leur Raymond, celui qui, même lorsqu'elles auront tout oublié jusqu'à leur prénom, celui qui les appellera Canard et saura raviver toute leur histoire.&lt;br /&gt;Merci Lapin, Merci Canard. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-7890720636789820789?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/7890720636789820789/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2011/01/lapin-et-canard_06.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/7890720636789820789'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/7890720636789820789'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2011/01/lapin-et-canard_06.html' title='Lapin et Canard'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-1424644193035481956</id><published>2011-01-03T20:14:00.000+01:00</published><updated>2011-01-03T20:23:40.438+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kleenex'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='C&apos;est quoi cette statue'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Saumon fumé'/><title type='text'>Gratou</title><content type='html'>A pu &lt;i&gt;Gratou&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; Gratou&lt;/i&gt; l'est parti. &lt;i&gt;Gratou&lt;/i&gt; l'est parti chercher jours meilleurs ailleurs.&lt;br /&gt;/me fait au revoir au revoir à &lt;i&gt;Gratou&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Tu me manqueras,&lt;i&gt; Gratou&lt;/i&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-1424644193035481956?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/1424644193035481956/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2011/01/gratou.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/1424644193035481956'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/1424644193035481956'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2011/01/gratou.html' title='Gratou'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-7372137802121906402</id><published>2011-01-02T17:31:00.000+01:00</published><updated>2011-01-02T17:35:43.167+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ginseng'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Momies'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poire Williams'/><title type='text'>Ca vaut pas une bonne frite.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En ce dimanche, premier d'une série estampillée 2011, il était temps pour moi de mettre à l'épreuve mes bonnes résolutions, notamment celles concernant les expositions: &lt;i&gt;Tu ne rateras plus d'expos au simple prétexte de flemme, ma fille&lt;/i&gt;. Hop, douche, hop, tartines, hop, batmobile, et direction la Piscine.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La &lt;a href="http://www.roubaix-lapiscine.com/"&gt;Piscine&lt;/a&gt; de Roubaix est un chouette musée, dans une ancienne piscine (et les coquinous de la direction ont même jugé drôle de balancer, par moments, des bandes-son de nageurs folâtrant dans la flotte - très déconcertant pendant qu'on lit un petit texte afférent à une grappe de &lt;i&gt;Vaches Hollandaises&lt;/i&gt;), et accueillait jusqu'au seize janvier une expo &lt;i&gt;Degas Sculpteur&lt;/i&gt;. Tous les descriptifs étaient unanimes et dithyrambiques: meilleure exposition de l'année, faut le voir pour le voir, allez-y merde bondieu. J'ai donc cédé à la pression populaire et à mes bonnes résolutions, et y suis allée. Les collections permanentes sont toujours aussi sympathiques et bien mises en valeur, j'ai donc demandé à mes petits pieds de tourner en direction de l'exposition temporaire, et là, le drame fut. Petit, pas beau, mal agencé, périlleux (j'ai failli écraser au moins douze êtres miniatures, véloces et farceurs, coiffés de bonnets pointus et décorés de chandelles de morve verte), tout ça pour des sculptures qui au final ne m'ont pas fait grand effet. Je paraphraserai pour l'occasion quelques mots de &lt;i&gt;Gratou&lt;/i&gt;: &lt;i&gt;Ah ouais, je pourrai dire que j'ai vu des chevaux en tas de crotte de nez&lt;/i&gt; et autres &lt;i&gt;Eurk c'est laid&lt;/i&gt;. Le gros avantage, quand on est pur et indemne de toute culture artistique (et je pointe ici mes trois ans passés en fac d'histoire de l'art, à apprendre à lire et à comprendre des œuvres), c'est qu'on n'éprouve pas le moindre complexe à apposer des qualificatifs à base de caca et de merde, là où mon bon sens et ma correction légendaires se résignent à des soupirs accompagnés de &lt;i&gt;Mouais, boaf, mouais&lt;/i&gt;, le tout en se grattant le menton s'il vous plaît.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A la sorte, ledit &lt;i&gt;Gratou&lt;/i&gt;, à ma question un peu fébrile de savoir ce qu'il en avait pensé, me répondit donc que tout ceci ne valait pas une bonne frite.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai donc décidé de sauver le &lt;i&gt;Gratou&lt;/i&gt; en le traînant dans un autre musée (et ouais, 2 in a row), pour contempler la collection d'art moderne, et en profiter pour me remémorer la maison d'&lt;a href="http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/06/08/arthur-vanabelle-a-90-ans.html"&gt;Arthur Vanabelle&lt;/a&gt; parce que, quand même, ça rime un peu avec l'été et les vacances. Et aussi parce que j'aime vraiment très fort la collection d'art brut du L.A.M., mais bon, c'est une autre histoire et j'estime vous avoir déjà assez &lt;a href="http://www.2m3.net/breve-8611-Des_rondelles_dart_brut.html"&gt;bassinés&lt;/a&gt; avec ça.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pif, paf, pof, il est l'heure du moelleux au chocolat. Celui avec un cœur fondant au caramel. Celui qu'on déguste à la cuiller, sous la couette, devant des émissions télévisuelles un peu stupides.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bonne année, oui, pleine de douceurs et caprices, de gazelles hystériques zé de cascades. Bisous. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-7372137802121906402?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/7372137802121906402/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2011/01/ca-vaut-pas-une-bonne-frite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/7372137802121906402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/7372137802121906402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2011/01/ca-vaut-pas-une-bonne-frite.html' title='Ca vaut pas une bonne frite.'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-778926742031290530</id><published>2010-12-24T22:46:00.003+01:00</published><updated>2011-01-03T20:09:48.188+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Post-it'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Colère molle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Singe à tétons'/><title type='text'>Orange.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oui, orange, parce que lorsque mon corps se met à produire du orange, je me dois de m'inquiéter, tout du moins de façon purement formelle, à base de oulà là c'est grave Docteur.&lt;br /&gt;Bref, de tout ceci nous nous fichons, let me introduce to you my new friend, la saucisse. Ouais, okay, ouais, j'ai déjà fait des posts sur les saucisses, mais là, il fallait que je partage avec vous mes expériences récentes, totalement folles, et saucissesques. En premier lieu, sachez que s'engloutir plus de 300 kilomètres, à deux, sous la neige (et sur la neige aussi, et envers et contre tous les boulets), rien que pour assouvir des besoins élémentaires et purement pulsionnels, c'est coule. Oui, c'est très coule de photographier des types en Harley se dandinant sur autoroute enneigée. Oui, c'est très coule aussi de prendre des photos de lacs gelés, ayant de ce fait paumé leur option canard, un soir tard, alors qu'on travaille le lendemain et qu'on n'a aucune idée de si (et quand) on rentrera se blottir sous les couettes dans un nid douillet.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ensuite, faire la cuisine, c'est plutôt chouette. Saucisses, patates, cornichons, patates, saucisses, gras, graisses, lardons, canard, om nom nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci sent bien la crevette, non? Et tout ce bruit pour pas grand chose, au final. Vendredi, soir. Un vendredi soir au final assez banal, sauf qu'il paraît qu'on est Noël, et qu'il est de bon ton de fêter ça en famille, ou, tout du moins, avec des proches qu'on apprécie. J'ai encore énormément de mal à signaler à mon entourage que je ne fête pas Noël, et ce, depuis quelques années désormais. Pas de cadeaux en fin d'année, d'aucuns trouvent ça assez triste, mais? Mais pourquoi donc? Eclairez donc mes lanternes, dites-moi en quoi c'est si important d'en recevoir à des dates précises? Faisant partie du clan qui gâte ses amours à des dates totalement inopinées, à base de &lt;i&gt;Tiens, un rouge à lèvres rose pour fêter la Sainte Odile&lt;/i&gt; et autres &lt;i&gt;Voici pour toi 25 t-shirts, enjoy&lt;/i&gt;, ça m'agace un peu de passer pour une bête sauvage totalement asociale, au prétexte que pour moi les fêtes de fin d'année sont des jours comme les autres, ou presque, vu que je travaille tout de même un peu moins, n'ayant pas de patients sous la main. J'ai croisé à l'instant un voisin paniqué dans les couloirs, paniqué d'être un poil à la bourre pour aller poser son gros bide sur une chaise et s'en mettre plein la lampe, alors que je descendais mollement mes poubelles en pyjama - et n'ai pas compris ce qu'il y avait de rédhibitoire à descendre ses poubelles en pyj, un vingt-quatre du douze, vers vingt-deux heures.&lt;br /&gt;Non, je n'aime pas Noël. Je comprends que des gens aiment, pourquoi est-ce que ces gens ne comprennent pas que je n'aime pas?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-778926742031290530?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/778926742031290530/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2010/12/orange_24.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/778926742031290530'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/778926742031290530'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2010/12/orange_24.html' title='Orange.'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-5647800797471620117</id><published>2010-12-24T15:17:00.001+01:00</published><updated>2011-01-03T20:12:03.332+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Malabars et gros nibards'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Morue'/><title type='text'>It's so hard to speak without a tongue</title><content type='html'>Aujourd'hui, jour paraît-il un peu saint et presque un peu férié, je m'aperçois qu'une fois de plus, je ne sais pas mettre de mots sur mes émotions. Je vais donc les partager avec vous.&lt;br /&gt;GARGL. ARGGGGH. GNIIIIH. GRMBL. FRRRNIIIIH. + mains qui tournent autour de sucettes à cancer. AAAAARrrr. Rrrh.&lt;br /&gt;Enjoy, et Joyeux Noël.&lt;br /&gt;(Bidoubidoubidoubam, fucker)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-5647800797471620117?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/5647800797471620117/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2010/12/its-so-hard-to-speak-without-tongue.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/5647800797471620117'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/5647800797471620117'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2010/12/its-so-hard-to-speak-without-tongue.html' title='It&apos;s so hard to speak without a tongue'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-8810615078382077331</id><published>2010-12-04T22:24:00.000+01:00</published><updated>2010-12-24T23:05:27.977+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vache rose'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Soupçon de désespoir'/><title type='text'>I’m coming up on infra-red</title><content type='html'>There is no running that can hide you &lt;br /&gt;'Cause I can see in the dark.&lt;br /&gt;I’m coming up on infra-red, &lt;br /&gt;Forget your running, I will find you.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le récipiendaire de ce message se reconnaîtra. J'espère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;/me se met en boule dans un coin, et espère.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-8810615078382077331?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/8810615078382077331/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2010/12/im-coming-up-on-infra-red.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/8810615078382077331'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/8810615078382077331'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2010/12/im-coming-up-on-infra-red.html' title='I’m coming up on infra-red'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-905667068269663174</id><published>2010-12-04T19:56:00.000+01:00</published><updated>2010-12-24T23:06:15.835+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vélo difforme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pommade à l&apos;huile'/><title type='text'>G.I.R.L. Girl (autosatisfecit)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une fois n'est pas coutume, ce post sera un lancer de fleurs en mousse dodues en plein dans ma petite face.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'entame mollement mais sûrement ma période de célibat la plus longue, j'ai dépassé le cap fatidique du mois sans homme dans ma vie - ni dans mon lit. Ni ailleurs, hin, hin. Et le plus rigolo dans l'histoire, c'est que j'y survis tout à fait. Je cours d'expo en concert, de sortie chez les copiiiiiines en pourrissage en règle dans le bain (avec lecture du dernier Closer, me fournissant moult détails sur la rupture Longoria/Parker, ou encore les suspicions de tromperies dans le couple Amélie/Senna - mais si, les deux trublions hystériques du dernier ersatz de Loft Story, là). Libre à moi de perdre tout le temps que je souhaite y consacrer dans mes jeux vidéo, en mode pyjama double laine, enroulée dans ma couette, et à moi The Dig. Libre à moi de chanter toutes les paroles de Placebo si j'en ai envie (et je vous emmerde, tous). &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La joie simple de m'ouvrir une boîte de cassoulet à quatre heures du matin si l'envie m'en prend, le plaisir délicat d'une sieste de plus de trois heures, les heures à flâner, pieds dans la neige, emmitouflée, en quête de LA paire d'escarpins qui viendra compléter ma collection. A ce sujet, je lisais il y a peu sur un blog relativement couru l'adage suivant &lt;i&gt;A 32 ans si t'as pas douze paires de talons aig​uille et des polars pour tenir l'été, t'as raté ta vie. &lt;/i&gt;Et bien je suis fière de vous annoncer que j'ai réussi ce pari, à un mois pile poil de mes 29 ans. Oh, à propos de poil, le célibat a aussi cet avantage, point de stress de dernière minute quant à un potentiel hérisson dans le string, ou à des raccords à effectuer sur mes jambes de gazelle. J'entretiens mon poil - et je crois que je commence à aimer ça. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et à propos d'échéances et de péremption possible, contrairement à ce que certains magazines pour gonzesses voudraient nous faire croire dans leurs articles sobrement intitulés &lt;i&gt;25 ans, je me sens vieille! Enquête sur le nouveau flip des filles&lt;/i&gt;, bah 29 ans, au final, c'est pas grand chose. Certes une bougie de plus sur le gâteau (ou un vibro de plus dans le placard, c'est selon). J'ai récemment contemplé mes nichons pour tenter d'y percevoir un éventuel effet délétère de la gravité et de l'âge mêlés, la réponse est nope. Nope, sir, ça tient toujours. Merci papa, merci maman, pour ce joyeux patrimoine génétique que vous m'avez légué, le même qui fait que je me fais encore draguer par des minets d'une vingtaine d'années à la caisse du supermarché.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon, c'est pas tout, mais là, faut que je teste mes nouveaux produits et jouets de bain, ainsi que mes super crèmes pour pieds, orteils et mains. Après, ptêt même que je mangerai de la pizza froide en regardant un vieux film d'horreur moisi à base de zombies et de dadames toutes nues. Le tout, vautrée dans mon canapé, avec mes nounours. Avant d'aller faire un grand coucou à James Eugene "Jim" Raynor.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des bisous à vous, les gens.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(Ce post se termine sur une note bien trop positive et enthousiaste, voire même amicale. J'ai peur)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-905667068269663174?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/905667068269663174/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2010/12/girl-girl.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/905667068269663174'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/905667068269663174'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2010/12/girl-girl.html' title='G.I.R.L. Girl (autosatisfecit)'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-8768863366940922034</id><published>2010-11-23T21:58:00.000+01:00</published><updated>2010-12-24T23:27:17.523+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='J&apos;aime les fusées'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les concombres c&apos;est bon'/><title type='text'>Song to my beloved friend</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aussi crétin que ça puisse paraître, j'ai encore essayé de t'appeler, tout à l'heure. "Bonjour, le numéro que vous avez composé n'est plus attribué", et je crains le jour où je tomberai sur un guignol (ou une guignolette) dans l'appareil. Quand je fouille, entre autres, l'internet, tout ce que je vois, tout ce que je constate, c'est que tu n'es plus là. Tu n'es plus nulle part, et j'en ai ma claque de te chercher partout, dis-moi où tu es parti, j'aimerai te revoir au moins une fois et te balancer tout ce que j'ai sur le cœur depuis bien trop longtemps. Faut pas croire, je suis comme toi, ça macère. Ça cogite, ça mûrit, ça réfléchit, et j'ai très peur de ce qui pourrait en découler.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me souviens de nos soirées, chacun dans son canapé, à bouquiner, en fumant des clopes. Je me rappelle du foie-gras de ta mémé, je me souviens de ce soir où on avait fêté mon anniversaire, rien que tous les deux, avec une bonne bouteille de Montbazillac, et ton caddie en guise de spectateur. Je me souviens de ces afters de concert, de ces bières, de ces sourires, de ces moments vautrés dans un coin de canapé (thème récurrent s'il en est), à constater à quel point notre bulle était jolie, ronde, et confortable. Je me souviens de ces fêtes endiablées, où on se retrouvait par éclipses pour se sourire et s'embrasser. Je me souviens des concerts où on s'enfermait à deux dans les toilettes, toujours pour discuter, souvent pour s'entourer de silence et de murs blancs, parfois pour se prouver à quel point on s'était manqué. Je me souviens de ces si longues soirées à refaire le monde, l'un avec l'autre, l'un pour l'autre, je me rappelle de tout, je n'ai rien oublié. Deux ours solitaires, accrochés à leur caverne, à leur indépendance de corps et de pensée, et qui s'étaient rencontrés, comme ça, par le plus grand des hasards. Je n'ai rien oublié de ce que tu m'as dit, je pourrai tout te redire, mot pour mot, ligne par ligne, jour par jour. Je me souviens des moments où l'on s'appelait, juste pour le plaisir d'entendre la voix de l'autre, son souffle, sa respiration. Savoir que tu étais là, et que tu pensais à moi. Savoir que j'étais là, et que je pensais à toi. Je me souviens de ta petite sœur. Je me souviens de ta maman, orthophoniste elle-aussi, quel signe incohérent du destin. Je me souviens de nos moments passés à se raconter des détails insignifiants. Je me souviens de notre complicité. De notre envie d'être ensemble. De notre faculté à l'être même sans être collés. J'ai encore toutes les photos, sache-le. Et sache aussi que, quand je les regarde, je pleure un peu. Nos concours crétins de poses bizarres, nos hommages à l'autre dans des situations qui nous évoquaient des souvenirs, tout ça, je l'ai gardé. Enfoui, loin, très loin, sous des kilogrammes de rouge à lèvre rose (te connaissant, tu aurais adoré) et de bouquins (j'aimerai tant que tu les lises à mes côtés).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu as crevé notre petite bulle parfaite de silence et de respect, notre petite parenthèse d'adoration et de projets, et maintenant, là, je suis sensée faire quoi? Prendre le premier avion pour voir si tu t'es pas caché, par le plus grand des hasards, près de ta porte rouge et de la maison de ta maman, là-bas, si loin dans le désert? Retourner chaque caillou que je trouve au cas où tu te cacherais dessous? Continuer de parler aux étoiles dans l'espoir qu'un jour elles me répondent et me disent où tu es, ce que tu es devenu, si tu es toujours ce garçon que j'avais rencontré, un soir d'automne, il y a si longtemps désormais, dans notre bar préféré? Continuer de pleurer quand je pense à toi, comme ce soir? Tu n'aimais pas, je me le rappelle, tu trouvais que j'avais une tête de zombie avec le mascara qui coule. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bref, s'il te plaît. Ne me force pas à descendre, ne me contraints pas à venir constater l'inconstatable, dis-moi que tu vas bien, que tu es juste parti très loin, très vite, prendre un break et te ressourcer. Dis-moi que tu es toujours un peu là, quelque part, et qu'un jour je pourrai accepter qu'il en soit ainsi.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;S'il te plaît, dis-le moi, envoie-moi un signe, quel qu'il soit (les crottes de pigeon sur manteau ne seront toutefois pas tolérées), s'il te plaît, dis-moi.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-8768863366940922034?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/8768863366940922034/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2010/11/song-to-my-beloved-friend_23.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/8768863366940922034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/8768863366940922034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2010/11/song-to-my-beloved-friend_23.html' title='Song to my beloved friend'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-5389938512904655434</id><published>2010-08-19T20:06:00.000+02:00</published><updated>2010-12-24T23:26:37.061+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dragon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Flemme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vélo difforme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Princesse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carriole'/><title type='text'>Prête moi ton coeur, je te dirai qui je suis</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il était une fois, dans la riante vallée de la Deûle, une jeune fille un tantinet romantique et fleur bleue, qui tentait, tant bien que mal, de cacher ces petites fragilités dans une tour de glace toute de tourelles recouverte.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Notre héroïne, appelons-la Eléonore, ça fait très roman de geste angliche, menait une vie bien remplie. Traire les vaches, écosser les petits pois, astiquer les moindres recoins de sa modeste demeure, tout un florilège d'activités prenantes et lénifiantes. Elle s'autorisait, de temps à autres, des sorties aux foires aux baudets ou aux bals des bouseux, caressant l'espoir un peu fou d'y rencontrer un joli garçon, bien tourné de sa personne, sachant se servir de ses mains, et doté de connexions neuronales efficientes. En dépit de quelques tentatives avortées de rapprochement avec le sexe opposé, elle ne perdait pas espoir, et retournait, guillerette, baratter le beurre tout en veillant à la cuisson d'une bonne grosse daube en gelée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendant ses moments de calme et de rêverie, délicatement avachie dans le foin frais dont certaines tiges farceuses lui gratouillaient le nez, elle se prenait à rêver à son prince charmant. Pas le modèle en mousse des contes de fées soporifiques qu'on vous lit pour vous endormir lorsque vous êtes enfant, non, un modèle un peu amélioré, auquel elle ajoutait, rêve après rêve, qualités et défauts en juste mélange.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un prince charmant qui débarquerait non pas sur un fier destrier blanc (ça fait kitsch et ça se salit vite), mais en cariole, plus pratique pour aller vendre les poireaux au marché, ou trimballer d'éventuels moufflets en visite dominicale chez les aïeux. Un prince charmant doux et dodu, pour pouvoir se blottir contre lui pendant les froides nuits d'hiver, un prince charmant costaud, capable de donner des coups de poing sur le nez des loups qui oseraient gratter à la porte, quémandant un peu de chaleur et d'affection pendant les frimas hivernaux. Un prince charmant sonnant fièrement l'hallali et déposant de la saine bidoche juste tuée et sanguinolente sur la table branlante de la cuisine.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A force de se laisser bercer par de telles illusions, chantonnant tout bas &lt;i&gt;Un jour, mon prince viendra&lt;/i&gt; en raccommodant les chaussettes de sa vieille mère, ce qui devait arriver, arriva.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Blam, péripétie, rebondissement, truc de fou. Un prince charmant est arrivé?&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et bien, non. Elle a tout bonnement décidé d'aller s'en procurer un, partant du principe que certains princes sont timides, rougissants, et n'osent tout simplement pas aborder les donzelles en fleurs. Eléonore partit donc quérir un prince dans des contrées lointaines et hostiles, parées par la neige de l'hiver, et où le gibier folâtrait en masse (sous-entendu: on va pouvoir s'en mettre plein la panse). Appelons ce pauvre hère Jean-Pierre, par souci, une fois de plus, des conventions littéraires.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après quelques jours d'une idylle à peine troublée par les événements du monde extérieur, Eléonore ouvrit les yeux et se reprit en pleine tronche les dures réalités du quotidien: ce qu'est un couple, comment l'entretenir. Elle essaya laborieusement de correspondre à cette image de femme parfaite qu'elle se plaît à véhiculer, mais se confrontait encore et toujours à ses fâcheuses pulsions d'indépendance et de liberté. Jean-Pierre, quant à lui, commençait à dépérir et à se flétrir, comme un plant de courgettes privé d'eau.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Eléonore et Jean-Pierre tentèrent, tant bien que mal, d'analyser posément leur situation, de faire compromis sur concession afin de donner une chance à l'Amour de s'épanouir au sein de leur couple. Eléonore cessa de s'emporter, arrondit les angles, rentra les griffes, rien n'y fit, Jean-Pierre continuait de dépérir et de se ratatiner comme une chèvre anémiée. Pauvre Jean-Pierre! Pris dans les filets de cette perfide Eléonore, incapable de la quitter tant il l'aimait. Pauvre Eléonore! Pétrie de culpabilité et n'osant ni parler ni bouger de peur de froisser son si fragile petit chéri.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le temps passa, et continua de passer, n'arrangeant pas les choses (le prochain débile qui me ressort cet adage, je crois que je l'éventre avec une pâquerette). La situation empirait, Eléonore et Jean-Pierre se languissaient, ne parvenant ni à vivre ensemble, ni à vivre séparément. Tout autour d'eux tanguait et bougeait, la réalité se dissolvant dans un océan de disputes au thème récurrent et toujours tout aussi blessant. Chaque nouvelle tentative se soldait par un échec encore plus cuisant que le précédent, échec qu'il fallait transcender, assimiler, digérer, tenter de comprendre, épuisant encore davantage Jean-Pierre et Eléonore.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jusqu'au jour où elle décida d'ouvrir la cage, de prendre le délicat Jean-Pierre dans ses mains, et de lui rendre sa liberté tant méritée. Abrégeant ainsi les souffrances des deux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jean-Pierre prit son envol, d'abord hésitant, puis plus confiant, contemplant ces cieux plein de promesses qui s'offraient à lui. Eléonore s'assit, regarda ses mains, et pleura un tel torrent de larmes que la terre, ne pouvant l'aspirer, donna naissance à la rivière souterraine de la Tortue. Rivière souterraine qui, depuis, fait s'effondrer les chaumières des couples tristes, là haut, sous les latitudes nordiques.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jean-Pierre reviendra-t-il? Eléonore gravira-t-elle monts et pics à sa recherche?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La suite au prochain épisode, mes enfants, il est l'heure d'aller arroser le potager.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comprenne qui peut, mais ce n'est pas parce qu'on a envie d'une saucisse de temps en temps qu'on veut se retrouver avec tout le cochon sur les bras.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-5389938512904655434?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/5389938512904655434/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2010/08/chronique-dun-desastre-annonce.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/5389938512904655434'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/5389938512904655434'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2010/08/chronique-dun-desastre-annonce.html' title='Prête moi ton coeur, je te dirai qui je suis'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-4649344760855315509</id><published>2010-08-18T20:21:00.000+02:00</published><updated>2010-08-18T20:39:48.555+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Flemme'/><title type='text'>Vieux rêves de gosse</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aujourd'hui, soirée un peu ensoleillée sur mon bout de terrasse, je me surprends à rêvasser et à songer à tout ce que j'aimerais encore réaliser pendant ma vie, laquelle n'est pas un long fleuve tranquille - tout du moins pour le moment-&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un peu comme les envies de fraises chez la femme enceinte, je me retrouve la tête pleine de projets, que je berce très fort en mon sein comme autant de portes de sortie et d'échappatoires à un quotidien un tantinet morose. Non, non, aucune déprime à peine voilée, juste un constat amer qu'une fois de plus, l'été ici est tout pourri, et ne laisse guère de chances aux lectures de romans policiers, accompagnés de cafés et cupcakes, dans l'ombre bienveillante de ma jolie terrasse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour commencer, j'ai envie de voyages, voyages exotiques, voyages dans des pays où l'on a la tête en bas et où l'eau s'écoule dans la bonde du lavabo dans un sens opposé à celui que j'ai le loisir de constater chaque soir lors de mes corvées de vaisselle. Envie de jungle peuplée de mygales et autres jaguars , envie de temples pyramidaux encore couverts de lianes et où les grands prêtres avaient coutume, dit-on, d'arracher le cœur des volontaires. Envie de steppes vides et arides battues par le vent où l'on découvre, ponctuellement, des yourtes isolées. Envie de baleines dans l'océan arctique, envie de glaciers bleus luminescents, envie d'aller voir les tortues des Galapagos si chères à Charles, envie d'une bonne tranche de foie de phoque au barbecue tout en lançant des fusées de détresse pour éloigner un ours polaire un tantinet trop gourmand. Envie de volcans comme les mignons modèles que l'on trouve du côté du Kamtchatka, ou de Dalol. Envie d'en prendre plein les mirettes sur la grande barrière de corail, envie de jouer à me faire peur en apercevant l'aileron d'un grand blanc. Envie de douceurs sucrées et de plats épicés lors d'un long périple au travers de l'Europe de l'Est, jusqu'à mes racines, Zalas, Krakow et autres bleds polonais aux noms guillerets, avant d'entamer une retraite spirituelle dans un coin paumé entre l'Ukraine et le Polak-Land, à contempler les élans en me goinfrant de saucisses. Envie de longues plages de sable bordées de dunes, et jonchées d'épaves de pauvres navigateurs probablement décédés dans d'atroces souffrances à l'heure qu'il est. Envie de parcourir, mollement, le Qhapaq Nan, à une allure digne d'un escargot agonisant, pour tenter d'apercevoir un condor survolant le Machu Picchu, et ptêt même Esteban et Zia si je suis vernie. Envie d'aller dans l'Alberta prêter main forte aux paléontologues, et, pourquoi pas, découvrir une espèce jusqu'alors inconnue de bestiole dentée et griffue, passablement méchante. Envie de voir le dôme de Santa Maria dei Fiore. Envie de pêche au saumon dans les alentours de Vancouver, en partageant -cela va de soi- avec les grizzlis autochtones. Envie d'escapades nordiques sur les traces de Fjordur, William le noir, et des autres trappeurs groenlandais à moitié paumés sur l'inlandsis. Envie de moules frites en bord de mer, en regardant les gens s'agiter tels des fourmis sous coke en manque de miel. Envie de retrouver mon banc autrichien, si judicieusement posé au somment d'une colline en un endroit difficilement accessible par le commun des mortels. Envie de contempler, pour de vrai, l'église de Cervatos, ou le temple du soleil de Konarak. Envie d'otaries à fourrure au Cap, et de koatis au Guatemala.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bref, une cohorte de désirs encore inassouvis, et qui pourtant parviennent à me tenir en haleine. Pour ce soir, je crois que je me contenterai d'un roman policier, avachie dans mon canapé, bien au chaud sous ma couette.&lt;br /&gt;Ah, et puis si ça continue comme ça, je plaque tout et je m'achète un chalet en montagne, avec l'option "pas de voisin à moins de 20km", et éventuellement une bonne connexion internet. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-4649344760855315509?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/4649344760855315509/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2010/08/vieux-reves-de-gosse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/4649344760855315509'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/4649344760855315509'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2010/08/vieux-reves-de-gosse.html' title='Vieux rêves de gosse'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-5364130924481571881</id><published>2010-07-24T09:00:00.000+02:00</published><updated>2010-07-24T14:14:42.818+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rage. Haine.'/><title type='text'>Les Vieux</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ah, les Vieux, nos si chers Vieux, eux le passé de notre si jolie nation, eux le futur de nos si jolis cimetières. Nos chers Vieux qui, assis de toute la force de leurs escarres sur le trône de leur savoir, nous tartinent joyeusement de leurs certitudes. &lt;i&gt;Mais, tu sais, si j'étais toi, je ne ferais pas ça, parce que, de mon temps, tu vois&lt;/i&gt;. Sans aucune prise en compte des données modernes, sans aucune prise en compte du fait que ça fait belle lurette que l'on ne lit plus le Lévitique à la lueur tremblotante d'une flammèche imbibée de graisse de baleine. Que ça fait un foutu bail qu'on ne se fait plus livrer le lait à la maison, et que les camions des joyeux&amp;nbsp; livreurs associés ne déversent plus les boulets de charbon dans la gueule béante du soupirail des caves locales.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout &lt;i&gt;ce monde dans lequel on vit, didonc&lt;/i&gt; laisse le Vieux pantois et un peu désarçonné. Et un Vieux blessé dans son orgueil est un animal dangereux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les Vieux se sont organisés en armées redoutables, aux stratégies désormais infaillibles, dans le seul et unique but de parasiter l'existence d'honnêtes citoyens.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le Vieux arrive dès potron minet pour la Grande Ouverture du Supermarché, de peur sans doute que toutes les denrées périssables ne disparaissent, et qu'il soit en manque de navets en boîte à entreposer dans sa cave en prévision d'un nouveau conflit à ampleur mondiale. Pour ce faire, le Vieux erre, telle l'âme égarée d'une chaussette, vaillamment maintenu en position&amp;nbsp; verticale par un petit caddie à roulettes, et une jolie canne anglaise. Le Vieux, malgré sa frêle constitution, parvient tout de même à occuper tout l'espace disponible entre les rangées d'asperges. Essayez donc de le contourner, feinte par la gauche, paf, vous vous prenez les pieds dans les roulettes de son caddie à carreaux. Esquive par la droite, ratée, vous aviez oublié la canne qui, farceuse, ne trouvera rien de plus judicieux que de venir saluer vos tibias. Tentez maintenant un &lt;i&gt;Pardon&lt;/i&gt; de bon aloi, afin de tenter le dépassement à la loyale, et vous serez sans doute surpris d'entendre en retour un &lt;i&gt;Grmblbm&lt;/i&gt; digne d'un ratel mal embouché.&lt;br /&gt;Si, par malheur, le Vieux porte ses lunettes, il ne manquera pas de vous demander de saisir pour lui la boîte de soupe la plus haute du rayonnage, dont il lira l'étiquette en marmonnant je ne sais quel rituel destiné à en éloigner les esprits goulus. &lt;br /&gt;Fier de sa réussite résidant dans son caddie vomissant une flopée de trucs et bidules, des paquets de nouilles au programme télé en passant par les pommes folâtrant aux côtés d'un beau pochon de mou pour Minou, le Vieux se précipite, de toute la vitesse de ses trois pattes et de ses deux roulettes, vers la caisse la plus proche, n'hésitant pas à vous bousculer afin de vous chiper honteusement votre place. Ne pointez surtout jamais ce manque d'éducation au Vieux, qui ne manquera pas de vous répondre par un laïus mélodramaticoagressif mêlant fuite urinaire, journal télévisé régional à douze heures pétantes et autre respect pour les Aînés, ma petite dame.&lt;br /&gt;Le Vieux, en voiture, constitue un parfait danger public, l'incarnation de toutes les malfaçons possibles du&amp;nbsp; conducteur, mais prises à contre-pied. Le Vieux se traîne dignement à 25 km/h sur une route limitée à 70 km/h, n'omettant pas de passer au point mort et de laisser les frottements de l'air sur la calandre de sa splendide berline de 160 poneys l'aider à ralentir en perspective du feu vert. Si, le feu, là-bas, à trois portées de flèche, et qui sera, selon toute vraisemblance, orange bien mûr voire rouge cramoisi lorsque le Vieux aura, enfin, réussi à s'y traîner. Le Vieux pensera toujours à prévenir ses comparses automobilistes de son intention de tourner dans la rue du Vieux-Marquis, et ce, le plus tôt possible, faisant croire à ses petits camarades qu'il tournait d'abord rue du Vieux-Croûton, ou rue du Vieux-Pont, ou rue du Vieux-Moulin.&lt;br /&gt;Il arrive parfois que leur digne sésame routier soit ôté à ces vilains garnements, qui s'échinent toutefois à ne pas comprendre en quoi rouler à contre-sens sur l'autoroute pour rentrer plus vite chez soi constitue une infraction potentiellement dangereuse. Le drame a alors lieu, dans les larmes, le sang et les couches spéciales incontinence: le Vieux (re)devient piéton, et doit donc emmener, pédis militari, Bébelle faire ses besoins dans le bac à sable du parc du coin. &lt;br /&gt;Ah, le Vieux (quoi que, le plus souvent, il s'agisse de spécimens de sexe féminin, identifiables à leurs cheveux blancs ornés de reflets mauves et soigneusement protégés de la pluie par une espèce de capote à bigoudis), ce petit Vieux à l'air totalement inoffensif qui ne manquera pas de vous surprendre par la virulence de ses invectives si, ô malheur, vous ne lui cédez point la priorité au passage piéton. Toujours ce Vieux, qui osera se lancer dans la traversée de la route, traînant derrière lui un Vicomte un peu amoché, et vous pourfendra de son doigt vengeur si, perdant patience, vous décidez de le contourner alors qu'il&amp;nbsp; n'a pas encore réussi à poser sa canne sur l'îlot central, occasionnant moult embouteillages matinaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques variantes du Vieux&lt;br /&gt;La Vieille Caissière qui, de ses doigts usés et crochus, prélève un par un vos articles, les tripote, masse votre rôti, et parvient, après trois petits tours, à trouver le code-barre et à en arracher un &lt;i&gt;bip&lt;/i&gt; salvateur. La Vieille Caissière qui, vous tendant à une cadence digne d'une tortue neurasthénique vos achats, ne manque pas de commenter l'actualité et de vous inviter, gaillardement, à revenir Dimanche pour la Grande Ouverture Dominicale de Noël. &lt;i&gt;Si vous vous ennuyez, Mademoiselle, venez donc nous voir&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Le Vieux qui a vécu et vu tant de choses qu'il ne manque aucune occasion de vous en faire part, n'hésitant pas à digresser, se contredire, se répéter, avant de finir par s'endormir dans son fauteuil,&amp;nbsp; vaincu par la puissance du souvenir de sa partie de pêche avec César en Normandie il y a de cela quelque cinquante printemps déjà.&lt;br /&gt;Le Vieux Malade, le vieillard cacochyme et exécrable qui sucre lamentablement les fraises et doit se sentir bien ridicule, avec sa couche salie et ses bouts de crotte collés à son fauteuil. Bouts de crotte que sa femme collectionne précieusement, et ne manquera pas de vous offrir à Noël.&lt;br /&gt;Le Vieux Très Malade, respirant difficilement, bavant, mais ne ratant pas la moindre occasion de vous proposer de toucher vos fesses (&lt;i&gt;si fermes et rebondies, j'en croquerai bien un bout, Mademoiselle&lt;/i&gt;), ou de reluquer vos humbles nichons (&lt;i&gt;revenez quand vous voulez me dévoiler vos si jolis seins, Mademoiselle, j'en croquerai bien un bout&lt;/i&gt;), ou encore de se laisser aller à une fantaisie entre adultes (&lt;i&gt;vous savez, quand je vous vois, la sève monte en moi, Mademoiselle&lt;/i&gt;). Comme une ode à la sénilité, comme si la perte de toute décence et de toute dignité autorisait et légitimait les fantasmes les plus étranges.&lt;br /&gt;Tous des cons (sauf Mamie et Dziadziuc, cela va de soi).&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-5364130924481571881?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/5364130924481571881/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/12/les-vieux.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/5364130924481571881'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/5364130924481571881'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/12/les-vieux.html' title='Les Vieux'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-713627319001887311</id><published>2009-12-06T13:21:00.000+01:00</published><updated>2009-12-06T13:38:00.015+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rage. Haine.'/><title type='text'>Halte aux jeux de mots douteux</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Crotte de bique et fiente d'archéoptéryx, je commence à être plus que lassée par les jeux de mots un peu douteux voire totalement foireux qui prennent un malin plaisir à polluer notre environnement, tant sonore que visuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne m'étendrai pas outre mesure sur les noms choisis par les tenanciers de salons de coiffure qui ont réussir à exploiter jusqu'à la corde toutes les possibilités en terme de&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;★ Hair: Nouvel Hair, Imagine Hair, le splendide Lib'Hair'Té (même pas situé à proximité du boulevard de la Liberté, un comble), Hair du Temps, et j'en passe, &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;★ Tiffs: Créa'tiffs, Diminutiffs, L'ïle aux Tiffs (Ah ah quel subtil hommage à Lille &lt;b&gt;et&lt;/b&gt; aux cheveux, j'ai presque envie d'y aller pour contempler à loisir le visage possiblement rieur et enjoué d'un tel humoriste).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne vous ferai pas l'outrage de déballer la triste gamme des Coiff'heure et autres Coup', eux aussi victimes de pauvres hères voulant se démarquer du lot de leurs congénères. Pitié, que quelqu'un leur explique que ça fait au bas mot une poignée de lustres que ça n'est pas drôle, et que ce concours un peu étrange pour trouver le pire nom à graver sur une enseigne devrait, un jour et pour le bien de tous, toucher à sa fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Force est de constater que d'autres échoppes ne sortent pas indemnes de cette course à l'humour d'enseigne, il suffit de lever un peu le nez et de se laisser aller à lire &lt;i&gt;La Mie Dorée&lt;/i&gt; chez un boulanger, &lt;i&gt;L'Île aux Fleurs &lt;/i&gt;chez un fleuriste (au passage, les blagues avec Lille, ça suffit aussi), c'est &lt;i&gt;Lomme que j'aime&lt;/i&gt; pour un obscur centre commercial de la banlieue lilloise. Les exemples pullulent, malheureusement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelle ne fut ma déception en découvrant des jeux de mots dignes d'un scribouillard Carambar bourré, dans un ouvrage que j'ai le malheur de lire en ce moment-même, tout en pleurant des larmes de sang.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sous couvert de &lt;i&gt;Décapant, corrosif, sans concession ... mais délirant&lt;/i&gt;, l'auteur nous brosse un tableau au vitriol des "bourges", ces pontes de l'industrie, de l'entreprise, de la publicité et du show-bizz, aux défauts si subtilement mis en relief (aucune description caricaturale, bien entendu, ça serait si grossier).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'avoue avoir été traumatisée par l'emploi de points d'exclamation hystériques (par grappes de trois, ils concluent des phrases - je précise qu'il ne s'agit vraisemblablement pas d'un essai de style dans la mesure où ils ne ponctuent pas les phrases des principaux protagonistes, mais bel et bien les avis péremptoires et non dissimulés de l'auteur). Je note par ailleurs de tenter d'inclure le plus possible de signes de ponctuation dans un texte, histoire de voir quel plaisir peut procurer l'appui délibéré et répétitif sur une pauvre petite touche innocente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais, ces fantaisies typographiques ne sont que broutilles, face aux tentatives d'humour que j'y ai découvertes, et que je ne peux m'empêcher de vous transcrire pour le plaisir de vos pupilles:&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;★ Au sujet d'un évêque possiblement gay (personnage original et non conventionnel, une innovation dans le genre): &lt;span style="color: purple;"&gt;il était &lt;/span&gt;&lt;i style="color: purple;"&gt;tombé sur le culte&lt;/i&gt;, en italique dans le texte mes enfants.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;★ A propos d'une dame faisant régime pour séduire les GO du Club Med: &lt;span style="color: purple;"&gt;la check-list du &lt;/span&gt;&lt;i style="color: purple;"&gt;"plan de viol"&lt;/i&gt; (en italique&lt;b&gt; et&lt;/b&gt; entre guillemets, s'il vous plaît) ,&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;★ De retour de vacances, un joli &lt;i style="color: purple;"&gt;Paris bruine-t-il&lt;/i&gt;&lt;span style="color: purple;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; accompagné d'une parenthèse révélatrice: &lt;span style="color: purple;"&gt;Que l'on me pardonne ce jeu de mots douteux mais la tentation était trop forte&lt;/span&gt;. C'est étrange, il s'excuse pour celui-ci, alors que je le trouvais de largement meilleure qualité que tous les autres. Étrange.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;★ Au sujet, cette fois, d'un pauvre belge: &lt;i style="color: purple;"&gt;S'il a la frite, nous on n'aura pas la patate&lt;/i&gt;&lt;span style="color: purple;"&gt;. &lt;/span&gt;Toujours visant cette innocente victime:&lt;i&gt; &lt;span style="color: purple;"&gt;"le mannequin de pisse"&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;★ Vous en reprendrez bien un petit dernier pour la route, visant une fois de plus ce pauvre belge (l'auteur a vraisemblablement dû être traumatisé par une personne de sexe belge, pour déverser tant de bile et vouloir à ce point revisiter les standards des blagues sur les belges): &lt;span style="color: purple;"&gt;C'est normal un belge qui &lt;/span&gt;&lt;i style="color: purple;"&gt;spécule&lt;/i&gt;&lt;span style="color: purple;"&gt; tombe toujours sur un &lt;/span&gt;&lt;i style="color: purple;"&gt;os&lt;/i&gt;&lt;span style="color: purple;"&gt;!!! (Ce jeu de mots c'était du &lt;/span&gt;&lt;i style="color: purple;"&gt;gâteau&lt;/i&gt;&lt;span style="color: purple;"&gt;)&lt;span style="color: black;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vous laisse savourer ces grands moments de talent littéraire à l'état brut. Sachez que les 175 pages du roman recèlent encore bien d'autres trésors de verbiage inconsistant.&lt;br /&gt;J'ai souffert.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;[PS. J'allume à l'instant la télévision pour accueillir dans mes petites oreilles piercées un splendide &lt;i&gt;Toubib or not toubib&lt;/i&gt; de la part de Dechavanne. Aïe.Je veux fabriquer plein de &lt;i&gt;poh&lt;/i&gt; avec mes petites mains et pouvoir les jeter à la face joviale de ces gens qui sont tous des vilains méchants.]&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-713627319001887311?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/713627319001887311/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/12/halte-aux-jeux-de-mots-douteux.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/713627319001887311'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/713627319001887311'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/12/halte-aux-jeux-de-mots-douteux.html' title='Halte aux jeux de mots douteux'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-2663022018646758070</id><published>2009-11-24T11:01:00.001+01:00</published><updated>2009-11-24T11:23:36.788+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Flemme'/><title type='text'>Allez, on joue.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En ces temps automnaux qui ont tendance à me taper un poilounet sur le moral, sans oublier le physique assailli par une armée de méchants virus de grippe (probablement A aux dires de mon gentil docteur), force est de constater que je n'ai pas envie de grand chose.&lt;br /&gt;Besoins élémentaires restreints à dormir, manger du gâteau au chocolat (j'ai tenté l'overdose de Schokobons ce ouikend, ce n'était pas glorieux), et paresser devant un documentaire animalier à base de koalas mignons, d'hippopotames gracieux, voire de sangliers boueux, au choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, dans un moment de grand ennui, j'ai eu l'idée un peu étrange de représenter ma "personnalité" (avec tentative de tri très intéressante entre défauts, qualités, éléments caractériels et éléments relationnels) ainsi que mes acquis actuels (à part un appart et un travail, pas grand chose à signaler à l'horizon, mais bon, c'est déjà plus que bien) sous forme d'un petit bonhomme de Legos.&lt;br /&gt;Dans ma frénésie d'étiquetage compulsif, il m'a fallu, bien entendu, essayer de trouver les pièces que l'on pourrait qualifier de manquantes, et tenter de les adjoindre à cet édifice déjà bien précaire et branlant - à moins qu'il ne faille blâmer pour cela mes skills de Lego d'enfant de 4 ans. C'est à cette occasion que j'ai un tantinet ouvert les yeux sur un épisode assez récurrent, à savoir que des gens, oui, DES GENS (ieurk) me trouvent parfois bizarre, voire, osons le mot, étrange.&lt;br /&gt;Parenthèse lexicale [&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Etrange&lt;/span&gt;: &lt;span class="tlf_cdefinition"&gt;Qui est hors du commun, qui sort de l'ordinaire, inhabituel.] [Mouais].&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="tlf_cdefinition"&gt;Je peux tout à fait concevoir que, se réparer les bobos de l'âme en jouant aux Legos et en imaginant quelles pièces manquantes pourraient tout à fait combler l'ensemble, c'est un tantinet suspect, mais ça aide tellement à une représentation physique d'états mentaux parfois si délicats à percevoir, alors à décrypter et à expliquer, passons.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="tlf_cdefinition"&gt;Le bilan après ces quelques heures de bidouillage de Legos, mollement avachie dans mon canapé et enroulée dans ma couette, est donc le suivant. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="tlf_cdefinition"&gt;- Pôle occupationnel riche et dense (ça me fait une jambe droite un peu démesurée, avec un gros genou - clin d'œil à la vilaine ER5 qui m'a écrabouillé le ménisque). &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="tlf_cdefinition"&gt;- Pôle hobbies un peu plus maigrichon, ça me fait un bras gauche tout fluet, sur lequel un petit livre n'a malheureusement pas su tenir en équilibre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="tlf_cdefinition"&gt;- Pôle famille grêle lui aussi, mais bon, c'est de ma faute, je devrais davantage m'en soucier. Bras droit symétrique, de ce fait. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="tlf_cdefinition"&gt;- Pôle amical satisfaisant, le ventre est bien en place et bien ancré, ça va, il est parfois un peu douloureux, mais ne confondons pas symptômes physiques et branlette intellecto-psychique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Pôle sentimental un peu vide, ces temps-ci, mais on incriminera les circonstances et ma perpétuelle quête de la perfection au détriment de l'acceptation (reconnaissante) des acquis tels qu'ils le sont.&lt;br /&gt;- Pôle introspectif à la limite de la sur-représentation agressive, à moi la jolie tête difforme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après assemblage des différentes pièces, force est de constater qu'il y avait comme un léger, infime, petit problème dans mon bonhomme. Une seule jambe, ça rend l'équilibre précaire, et pas de cœur, ça rend la gestion des émotions difficile aussi, d'autant que le volume du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;domaine intérieur&lt;/span&gt; a tendance à vouloir tout faire basculer par terre. Ah oui, et je n'ai pas dessiné de sourire ni d'yeux. Je n'ai pas non plus de mains, ni de pied. Quel résultat surprenant, au final.&lt;br /&gt;C'était donc la seule et unique fois que je tentai de mettre à plat ce qui me contrarie, en le représentant de façon allégorique. On aboutit à des créations difformes, qui doivent alors vite, vite, vite, retrouver le sein de leur créateur suite à un rite sacrificiel atroce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain, si vous le voulez bien, je vous expliquerai comment soigner la toux en modelant de splendides zombies en purée, avec l'aide de précieux petits bouts de jambon.&lt;br /&gt;&lt;span class="tlf_cdefinition"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-2663022018646758070?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/2663022018646758070/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/11/allez-on-joue.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/2663022018646758070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/2663022018646758070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/11/allez-on-joue.html' title='Allez, on joue.'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-5525627520429129680</id><published>2009-09-04T12:18:00.000+02:00</published><updated>2009-09-06T18:21:44.661+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Photos'/><title type='text'>Cabinet de curiosités (Folie! Y'a des photos)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Fin d'une époque, fermeture d'un laboratoire de sciences naturelles ouvert dans les années 1960 par G.A et entretenu, bichonné, enrichi chaque jour de chaque année par de multiples trouvailles diverses et d'un goût parfois douteux.&lt;br /&gt;Un antre vieillot, haut de plafond, dont chaque pan de mur accueille une bibliothèque vitrée, exhibant au regard des curieux tout un fatras de bestioles, livres, ossements, moulages et autres microscopes par dizaines. J'avais déjà eu le loisir de visiter ce laboratoire, accompagnée de G.A. qui m'avait alors inculqué les principaux rudiments de l'élevage de phasmes. Un silence religieux planait dans cette enfilade de salles, salles de cours envahies de béchers et appareils d'alchimiste, salles de stockage de matériels pédagogiques. A tout moment mes yeux de petite fille étaient attirés par des objets aux formes étranges, aux fonctionnalités inconnues, brillant dans les recoins des placards laissés entrouverts, et, aiguisant, d'année en année, ma fascination quelque peu malsaine pour cette grotte totalement hors du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2009, drame, catastrophe. Fermeture annoncée, placards fermés, objets laissés à l'abandon comme après une attaque de zombies précautionneux, silence uniquement ponctué de grincements et craquements. La cafetière est toujours branchée, une canette de bière attend sagement d'être décapsulée, les dessins d'enfants et autres faire-part de naissance toujours accrochés en bonne place, à peine décolorés par le soleil qui peine à se frayer un chemin dans ce désordre. Le laboratoire est à l'abandon, eau et électricité coupées, prenant mollement la poussière, reliques se liquéfiant doucement, G.A. ne veillant plus sur ses trésors, chassé de sa tanière par une force obscure.&lt;br /&gt;De fait, à moi les clés de ce lieu envoûtant, à moi l'exploration effrénée de chaque tiroir, chaque recoin, chaque placard, chaque boîte. Rien ne résiste à ma curiosité, seule ma main est parfois retenue par l'aura de magie qui hante l'endroit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Visite en soirée, accompagnée de mon cousin-aux-bras-musclés, détenteur du précieux sésame. Soirée de début d'automne sous nos latitudes nordiques, tempête, vent, pluie, ciel gris. Ouverture de la première porte dans un grincement sinistre, et narines aussitôt envahies par l'odeur si caractéristique de formol et de poussière.&lt;br /&gt;Traversée de la première salle de cours, vide, timidement nimbée par la lueur blafarde d'un lampadaire asthmatique. Sur l'estrade, une collection de papillons à faire pâlir d'envie le moindre entomologiste. Casiers ouverts, vomissant au sol des pelletées de préparations de cours, examens, livres, exercices divers.&lt;br /&gt;Porte, premier laboratoire. Armoires de bois toutes en hauteur, panneaux coulissants s'ouvrant à grand peine dans un crissement agressif pour les tympans. Moulages de &lt;a href="http://img197.imageshack.us/img197/2175/p1010112or.jpg" target="_blank"&gt;fossiles&lt;/a&gt; de dinosaures, dents de rhinocéros laineux, silex. Une autre armoire dévoile un troupeau impressionnant de microscopes en totale liberté (&lt;a href="http://img35.imageshack.us/img35/4526/p1010119dtk.jpg" target="_blank"&gt;attention!&lt;/a&gt;), à socle en fonte, et les boîtes de préparations idoines. Une étiquette sur une étagère porte la mention "Les champignons", et, pas de surprise, il y a bien des champignons. Un buffet recèle une collection effrayante d'&lt;a href="http://img30.imageshack.us/img30/1148/p1010116o.jpg" target="_blank"&gt;animaux et végétaux innocents,&lt;/a&gt; figés pour l'éternité dans la torpeur du formol. Étoiles de mer, holothuries, épeires par grappes, vous reprendrez bien une louche d'&lt;a href="http://img511.imageshack.us/img511/1196/p1010144h.jpg" target="_blank"&gt;embryons de lapins&lt;/a&gt;?&lt;br /&gt;Porte, seconde salle de cours. Dépouillée, blanche, presque propre, presque nette, presque rassurante par rapport au reste des lieux, mais, ô surprise, qu'est-ce donc que cette chose blanchâtre, là-bas au loin? Un squelette de &lt;a href="http://img30.imageshack.us/img30/1472/p1010126oi.jpg" target="_blank"&gt;chat&lt;/a&gt;. Tabernacle.&lt;br /&gt;Porte, couloir désert, troisième salle de cours. Débarrassée de tout contenu d'enseignement, ne subsistent que quelques placards, riches en découvertes. Des mandibules de chevaux, des &lt;a href="http://img143.imageshack.us/img143/9840/p1010135.jpg" target="_blank"&gt;crânes&lt;/a&gt; de carnivores non identifiés, de tailles variées, une colonne vertébrale, &lt;a href="http://img524.imageshack.us/img524/562/p1010149z.jpg" target="_blank"&gt;un pied et deux fémurs&lt;/a&gt; folâtrant aux côtés de dents de chat méticuleusement rangées et étiquetées dans de petits bocaux.&lt;br /&gt;Porte, second laboratoire. L'antithèse du premier, plus clair, &lt;a href="http://img221.imageshack.us/img221/4480/p1010136b.jpg"target="_blank"&gt;blanc&lt;/a&gt;, aéré, moins fouillis. Ce qui ne m'a toutefois pas empêchée de sursauter et de sentir mes microscopiques poils de bras se hérisser lorsque le vent du Nord, ce farceur, a décider d'envoyer une grosse rafale sifflante directement sur un arbre, lequel est venu gratter discrètement à la fenêtre. Calme, rationalisation, ce qu'est que le vent, ah ah ah, tu as eu peur, toi?&lt;br /&gt;L'exploration du laboratoire de biologie peut alors commencer. Tiens, un cœur de truite en plastique, démontable. Oh, regarde, qu'y a-t-il dans ces &lt;a href="http://img3.imageshack.us/img3/2923/p1010137sg.jpg" target="_blank"&gt;bocaux&lt;/a&gt;, là? Ieurk, on dirait un mélange de poumons et de cerveaux. Une pause s'impose alors, pour improviser un tango diabolique avec un &lt;a href="http://img529.imageshack.us/img529/4483/p1010139x.jpg" target="_blank"&gt;écorché&lt;/a&gt; en plastique, aux yeux exorbités, qui n'est pas sans rendre un hommage discret au Cavalier de l'Apocalypse de Fragonard. Détente et fanfaronnade pour ne pas frémir, une fois de plus, en songeant aux autres trouvailles qui nous attendent. L'œil est alors attiré par des récipients de formes étranges et biscornues: racines de jacinthes, tubercules de dahlias, ah, nous voilà parvenus au rayon botanique. Mais, que contient ce tube bleuâtre? Des &lt;a href="http://img143.imageshack.us/img143/1026/p1010141m.jpg" target="_blank"&gt;embryons de souris&lt;/a&gt; classés par stade de développement. Je pense que le qualificatif mignon n'est pas le plus adapté pour dépeindre cette chose.&lt;br /&gt;Porte, dernière salle de classe. Dans mes souvenirs, il y avait autrefois un squelette humain complet dans un coin, mais il s'est volatilisé, envolé, a pris la poudre d'escampette pour aller rejoindre ses copains et faire la fête dans les égouts. Une maquette de la ville, de 10m² environ, prend dignement la poussière aux côtés d'un &lt;a href="http://img186.imageshack.us/img186/9251/p1010145.jpg" target="_blank"&gt;cygne&lt;/a&gt; naturalisé. La curiosité me pousse à ouvrir les placards, et, surprise. Des tænias, vers, parasites, toute une gamme d'horreurs équivalentes trônent sur les étagères vétustes. Dernier placard, bocal esseulé. Par curiosité, je m'en saisis, m'interroge sur cette forme bizarroïde, puis lis sur l'étiquette &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Foetus humain - trois mois&lt;/span&gt;. Ah ouais! Passés les premiers instants de stupeur mêlée de dégoût voire teintée d'horreur, les interrogations jaillissent: mais pourquoi, mais qui, mais quand, mais comment, mais on a le droit ou pas? N'ayant toujours pas trouvé les réponses à ces questions, j'ai choisi de privilégier la thèse d'une acquisition datant des 70's, stigmate d'une législation hippie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un dernier tour d'exploration dans un cagibi où s'entassent des cartes pédagogiques par centaines, il était temps de reprendre cette enfilade de cabinets de curiosités, de fermer les portes, et de clore une histoire de plus de vingt ans. Histoire de curiosité, d'intérêt, de fascination, histoire de collections, de vie, de mort, de cailloux et de microscopes.&lt;br /&gt;Une fois le dernier verrou verrouillé, je me suis sentie étrangement mélancolique, nostalgique de cette période où, en récompense pour avoir été sage quelques jours (un exploit), j'avais le droit de visiter le laboratoire. Laboratoire désormais vidé de toute présence humaine, mais dont l'âme continue de planer, faisant grincer les planchers et couiner les fenêtres.&lt;br /&gt;J'ai démystifié le laboratoire, je l'ai visité, j'ai fouillé, je l'ai photographié. Je pense conserver toute ma vie durant le souvenir béni de ces longues heures passées à regarder des fourmis creuser leurs galeries, le souvenir ému de ces armoires fermées pour préserver les bocaux de tout regard impie, le souvenir apeuré de cette crypte de savants fous. Mais qui, à mon humble avis, est pour bonne partie à l'origine de mon intérêt à peine voilé pour l'anatomie humaine, la paléontologie, et les bestioles dans du formol.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-5525627520429129680?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/5525627520429129680/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/09/cabinet-de-curiosites-folie-ya-des.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/5525627520429129680'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/5525627520429129680'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/09/cabinet-de-curiosites-folie-ya-des.html' title='Cabinet de curiosités (Folie! Y&apos;a des photos)'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-8076191613642021673</id><published>2009-08-22T13:34:00.000+02:00</published><updated>2009-12-06T13:35:19.953+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rage. Haine.'/><title type='text'>Run, run, run</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Courir, toujours courir, derrière des idéaux totalement inaccessibles, un planning de ministre mais sans aucune aide, courir pour être à l'heure, courir pour faire les choses correctement.&lt;br /&gt;Il est des soirs comme ce soir, des soirs où j'ai juste envie qu'on me laisse tranquille dans un coin, sans me solliciter pour me transmettre des informations dont je n'ai que faire, des soirs où je veux juste être moi, et juste moi.&lt;br /&gt;Après bientôt un an sans coupure, sans vacances loin de tout avec celui auquel je pense tous les soirs avant de m'endormir, j'ai juste envie d'être méchante. De dire à tous ces patients que je porte à bouts de bras que&lt;br /&gt;★ Oui, ça m'emmerde quand ils vomissent en ma présence (voire sur mes baskets) à 8 heures du matin,&lt;br /&gt;★ Non, je ne suis pas matinale, et ce n'est pas par gaité de cœur que je suis joignable au bureau dès 7 heures 45,&lt;br /&gt;★ non, je ne suis pas non plus du soir, et ce n'est pas usuel de me trouver au bout du fil passées 20 heures,&lt;br /&gt;★ Non, je n'ai pas envie de prendre un rendez-vous dans trois mois pour leur pauvre petite fille chérie qui zozotte, ni même d'entendre ce qu'ils ont à me dire de si important au sujet de leur princesse chérie et adorée,&lt;br /&gt;★ Non, ça ne sera pas moi qui assurerai les consultations au moment crucial de la rentrée scolaire, et que non, je ne serai pas joignable chez moi (chez moi! ils ont regardé dans l'annuaire! maudits soient-ils, vils gredins),&lt;br /&gt;★ Non, je ne suis pas contente de m'être déplacée pour rien sur l'heure de ma pause déjeuner pour tenter de caser, tant bien que mal, Madame C dans mon agenda, cette fameuse Madame C qui m'a prise pour une assistante sociale mandatée par ses enfants et m'a virée de son taudis puant,  avec pertes et fracas,&lt;br /&gt;★ Oui, je suis contente des progrès de Paul, enfant déficient, qui connaît (enfin!) son prénom, ses couleurs, le prénom de son frère après trois ans de travail. Trois ans de don de soi, à faire progresser l'enfant, à aider la maman à déculpabiliser, le frère à arrêter de déféquer dans son slip (à bientôt 10 ans, faut pas s'étonner s'il est la risée de toute une école), le père de comparer ça à sa propre expérience en tant que frère porteur du HIV. Ah, c'est vrai, on dit pas "sida", ici, on dit "vous savez quoi".&lt;br /&gt;On dit aussi "vous savez quoi" quand une mère avoue avoir trompé le père de son enfant, enfant qui dévisse plein de boulons simultanément dans sa petite tête et qui ne comprend toujours pas pourquoi maman dort chez tonton pendant que papa fait crier tata. "Vous savez quoi" pour les placements forcés en maison de retraite de vieux parents, devenus totalement inutiles, et incapables de signer un chèque lors de l'anniversaire de leurs enfants. "Vous savez quoi" pour le papa, décédé jeune dans un accident de moto avant de connaître son rejeton.&lt;br /&gt;Et bien, vous savez quoi? J'en ai marre de jouer à Bob l'éponge avec vos soucis, je ne peux plus les contenir, ni même les entendre, j'ai parfois très envie de taper de toute la force de mes petits poings sur l'arête de votre nez délicat, je veux juste que vous partiez, que vous compreniez le fait que, oui, là, maintenant, je prends des vacances, que ça vous plaise ou non, je pars, loin de vous, loin de toutes ces contingences matérielles, et surtout sans vous, sans vos emmerdes qui prennent la place des miennes, sans vos histoires rocambolesques dont je me passerai volontiers.&lt;br /&gt;Corinne (ma tutrice en dernière année, quand j'exerçais dans le joyeux monde de l'éveil de coma et de l'hôpital de jour service traumatisme crânien chez les jeunes adultes) me l'avait bien dit, pourtant. Elle m'avait glissé à l'oreille, au coin fumeur où plus de 90% des soignants se retrouvent pour vider leur sac (ou déblatérer sur leur chef, ou oublier le décès de Monsieur Truc ou de Madame Bidule), de prendre des vacances dès que je sens des signes de lassitude arriver. Lassitude qui se manifeste par bien des aspects différents. En premier lieu, la main magique qui, confrontée au miroir et à la laideur de la réalité, transforme un visage amer, usé par la fatigue et le stress, en une face gaie, presque pas fatiguée (j'ai trop fait la fête hier quand j'ai appris le mariage d'amis, excusez-moi Monsieur B), dotée d'une voix souriante et haut perchée (tu as entendu, tu vois, Alice, c'est bien Madame Fée). En second lieu, une forte propension à souffler, respirer, prendre davantage de pauses qu'à l'accoutumée pour ne pas dire à tous ces gens que, ô surprise, même la dame qui vient soigner pépé deux fois par semaine a *aussi* ses soucis, entre travaux qui ne semblent jamais vouloir prendre fin, et vacances qui semblent s'éloigner dès qu'on prononce leur nom en société.&lt;br /&gt;Fini de me plaindre, fini de me lamenter, je risque bien de devenir comme *eux*, seul un franc et net ras-le-bol subsiste, plein la culotte de devoir les pousser à avancer alors que tout ce que je désire est m'arrêter.  Après une année mouvementée, partagée entre un travail effectif débordant, un aspect émotionnel prégnant (je ne ferai pas le décompte des appels passés au fleuriste pour l'envoi d'une gerbe à un enterrement, mais ça dépasse largement la vingtaine), du bénévolat envers des stagiaires molles et inutiles, des projets avortés par manque de moyens, etc., j'accueille en mon sein les &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vacances&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Vacances dans 11 jours, et, croyez-moi, elles seront salvatrices. J'attends avec une impatience non feinte ces trois semaines totalement dévolues au sommeil (il serait temps qu'il redevienne mon ami), à la lecture de littérature non relative à la neurologie ou à la dyscalculie, à la gestion du remplissage de mon frigo (et non à la quête désespérée d'arriérés de paiements datant de Mathusalem et ses fils), et à l'ennui. S'ennuyer, se faire chier comme un rat mort, passer du temps à ne rien faire mais à le faire bien, diable, j'en rêve. Voir le temps passer, pouvoir en jouer, savoir que ce temps est mien et que je peux le dilapider comme bon me semble, ça paraît presque utopique. Et pourtant, ça approche à grands pas. Au passage, que la personne qui a vu passer  mon mois de Juillet et mon mois d'Août me contacte, j'ai bien peur qu'ils n'aient fait que de la figuration durant 5 infimes minutes avant de disparaître dans les limbes de l'oubli.&lt;br /&gt;Vacances bientôt. Le prochain post sera moins aigre, orné de poneys dodus. Et de saucisses. J'ai hâte.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-8076191613642021673?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/8076191613642021673/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/12/run-run-run.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/8076191613642021673'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/8076191613642021673'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/12/run-run-run.html' title='Run, run, run'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-4319116863818676863</id><published>2009-08-05T23:20:00.000+02:00</published><updated>2009-08-05T23:56:20.762+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Flemme'/><title type='text'>Insomnia</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Saleté de mot, saleté de concept, saleté de truc de machin tout court.&lt;br /&gt;Depuis que je ne dors plus, depuis que je ne sais plus ce que signifie une bonne nuit, voire une nuit complète durant plus de quatre heures consécutives, je hais la notion d'insomnie. Il n'y a rien de franchement folichon à être tiré de son lit sur le coup de quatre heures, à aller faire un petit tour anecdotique aux ouatères histoire de trouver une cause à cette fâcheuse tendance à rester éveillée. Rien de glorieux à se targuer de pouvoir être opérationnelle, lavée douchée petit-déjeunée dès cinq heures, alors que le soleil lui-même hésite encore à pointer le bout de son rayon. Rien en dehors d'un énorme doute, d'une seule question qui parasite le reste des activités: Mais pourquoi je ne dors pas? Pourquoi?&lt;br /&gt;Une consultation récente auprès d'un médecin spécialisé dans les troubles du sommeil m'aura appris que mes insctincts primitifs (on pourra aussi employer le qualificatif &lt;span style="font-style: italic;"&gt;bestiaux&lt;/span&gt; mais je le trouve largement moins classe) étaient perpétuellement en éveil.&lt;br /&gt;Mes yeux en premier lieu, guettant sans répit l'heure, calculant sans relâche le nombre d'heures déjà "dormies", celles qui me restent à tenter de consumer dans un sommeil réparateur, le temps que je passe à effectuer ces foutus calculs arithmétiques en pleine nuit. Un seul leitmotiv, un unique mot d'ordre, dormir. A moi les longues minutes qui s'égrainent presque sans fin, à me dire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;maintenant je dors&lt;/span&gt; et à désespérer de constater que je suis toujours éveillée, dans une tentative d'auto-hypnose aussi chronophage qu'inutile.&lt;br /&gt;Mes oreilles ensuite, toujours à l'affût du moindre bruit pouvant troubler la quiétude de la nuit (la nuit? c'est quoi, ça?).&lt;br /&gt;Mon nez enfin, si si, mon petit nez truffé de tâches de rousseur serait en effet l'un des acteurs principaux du terrible drame qui se noue chaque nuit dans le secret de ma chambre. Mon nez, toujours en alerte, flairant l'obscurité à la recherche de traces olfactives d'un éventuel prédateur rôdant dans les parages (j'ai toujours reconnu avoir peur des félins, tigres et panthères en première instance, mais de là à devenir paranoïaque tendance psychotique option intérieur cuir parce qu'un chat entre dans ma chambre, il y a des limites au raisonnable, mon bon monsieur), disais-je donc, ce nez qui cherche, farfouille, malaxe les effluves et leurs moindres particules significatives afin de mettre en branle un système élaboré de défense.&lt;br /&gt;Des réactions totalement sous la dépendance de ce bidule qu'on dénomme désormais système limbique, résurgence anatomique de l'époque où nous n'étions que de pauvres petits singes, effrayés par le léopard qui erre là-bas dans les fourrés, ou l'ours frigorifié qui ne demande qu'à s'approprier notre grotte qui dispose du chauffage central. Des réactions qui ouvrent la porte à d'autres perceptions, la réalité est sacrément différente si on ne totalise qu'une poignée d'heures de sommeil hebdomadaires, le reste du temps étant partagé entre de longues heures au travail, et de longues heures à observer un chat miteux capturer les insectes attirés par la lumière de ma lampe de bureau. Jusqu'à ces jours récents, je ne savais pas receler en moi tant de patience mêlée à tant de colère, j'avoue avoir commencé à m'inquiéter quand je devais souffler, respirer, avant de répondre à un patient autrement que par un crochet du droit en pleine mâchoire (accompagné, éventuellement, d'un flot d'insultes variées et relatives aux mœurs sexuelles des animaux), quand je me suis rendue compte que mes réflexes étaient émoussés au point de ne plus réaliser correctement les tâches automatiques du quotidien comme faire la vaisselle (en baignoire, milieu hostile certes), ou rester au téléphone plus de deux minutes, après le cap fatidique des 20 heures. Non contente de rimer avec l'heure du journal télévisé, cette heure évoque pour moi le commencement de la fin. Le moment où mes yeux me brûlent, le moment où je n'ai qu'une envie (dormir), le moment où je ne pense qu'à une chose (dormir), le moment où je refuse de dormir, ma notion sociale du temps réfutant totalement le fait d'aller se coucher à 20 heures, avec les poules et les paysans du XIVème, usés par leur travail aux champs. Le moment où je commence à songer à une heure idoine où rejoindre ma couche, le moment où les soucis du jour refont surface, le moment où je tente de décrypter ces soucis, le moment où j'oublie de les oublier.&lt;br /&gt;Raccourci honteux, je clôturerai ce post étrange en signalant que j'ai eu une belle ordonnance (certes symbolique) de vacances, et que j'en ai ri aux larmes en contemplant mon agenda.&lt;br /&gt;Dormirai-je cette nuit, ou resterai-je éveillée, songeant aux diverses modalités de travailler la couleur chez l'enfant souffrant d'un retard conséquent de langage (mon dada du moment)? Je ne le sais, je ne veux pas le savoir, j'aimerai tellement n'en avoir rien à faire, et juste dormir, poings fermés, en ronflant, bavant, criant, parlant, tout ce flot d'inactivités spontanées qui accompagnent le sommeil réparateur.&lt;br /&gt;/tourette BORDEL DE MERDE DE PUTE NAINE PHOQUE CHAUVE CONDUCTEUR DE CAR DE TOURISME CROTTE DE BIQUE PLAFOND PONEY BOUGIE GRAVIER&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-4319116863818676863?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/4319116863818676863/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/08/insomnia.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/4319116863818676863'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/4319116863818676863'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/08/insomnia.html' title='Insomnia'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-5894849045042031702</id><published>2009-07-22T19:55:00.001+02:00</published><updated>2009-08-03T20:51:16.374+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gens'/><title type='text'>Le bruit</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon propre bruit, le bruit des autres, le bruit du dehors, tout une espèce de cacophonie qui a le don de taper sévèrement sur le système nerveux. Loin de moi l'idée de faire un procès à l'humanité pour délit de nuisances sonores, loin de là.&lt;br /&gt;Qui serais-je pour jeter des petits cailloux tranchants à ma chère et tendre voisine du dessus, qui a eu soudainement envie de me faire découvrir Eros Ramazzotti, ses bêlements mièvres sur fond musical de guitare en plastique désaccordée? D'autant que je suis tombée très tôt dans le bouillon de culture de la musique-qui-fait-du-bruit, aussi connue sous le nom de METAAAL, et qui, je suppute, doit parfois percer les tympans délicats de ma néanmoins douce et dodue voisine. Petite parenthèse,  après validation par un comité scientifique très exigeant, il a été établi que Eros Ramazzotti 0 - Anders Frieden 1.&lt;br /&gt;Je reconnais vouer une sainte horreur aux bricoleurs du dimanche matin, ceux  qui rafistolent leur maison et  aiment tant à le faire savoir à leurs voisins en déclenchant leur perceuse avant même le lever du soleil, ou démarrent leur tondeuse avec force vrombissements et pétarades. Au cours de cet exercice périlleux, ils sont accompagnés par la voix de leur douce moitié qui leur rappelle de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ne pas oublier le rosier, chéri, et si tu peux aussi aller chercher du pain pour le barbecue ça serait parfait&lt;/span&gt;. Le tout à un volume sonore totalement déraisonnable. Vous avez déjà essayé de couvrir de votre voix le bruit d'une tondeuse?&lt;br /&gt;Au même titre,  je maudis très fort les voisins qui font une grosse boum avec champagne à volonté et finissent par hurler des propos totalement incohérents, sorte d'invocation diabolique à la lune qui tourneboule leurs estomacs rendus fragiles par l'absorption en masse de cochonneries diverses et variées.&lt;br /&gt;Une pensée émue au passage pour le monsieur du quatrième étage, propriétaire d'une voix de stentor proportionnelle à sa bedaine proéminente. Un monsieur vraisemblablement esseulé, qui s'ennuie fermement et passe de longues heures au téléphone à sa fenêtre, déversant ses discussions prosaïques dans les conduits auditifs de tout un parterre de voisins, malheureux et suspendus à ses lèvres par la force des choses. Chantal viendra-t-elle dîner vendredi? Le mystère demeure entier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout ceci n'est, au fond, que bibus et crottes de singes face  au supplice que j'ai  eu le privilège d'expérimenter ces jours derniers.&lt;br /&gt;Ayant récemment entrepris un chantier d'envergure dans ma tanière, chantier que je détaillerai sans doute, un jour prochain, afin d'en débarrasser mon cerveau déjà en ébullition, j'ai découvert avec un plaisir non dissimulé la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Symphonie en Perceuse Majeure&lt;/span&gt;. Tous les matins, à une heure totalement inacceptable pour la marmotte qui sommeille en moi, débarque une belle bande de joyeux drilles. Ils s'apostrophent d'une pièce à l'autre d'une voix gutturale qui fait résonner les cloisons, et, après avoir sacrifié au rituel du café/clope/cancans, mettent en marche leurs engins diaboliques, et en avant la musique.&lt;br /&gt;Rodrigue entame le prologue, en martelant délicatement avec son marteau. La cadence est donnée, le rythme est lancé, BOUM, l'ambiance est posée, entêtante, BLAM, j'entends ses muscles se tendre pour venir à bout de ce malheureux pan de mur qui lui résiste tant. BING.&lt;br /&gt;Son copain José se joint alors à ses efforts pour un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;allegretto con moto&lt;/span&gt;, et après quelques ratées, le voilà maître de sa ponceuse, ZIIIIH, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mais vas-y mollo mert'quoi t'veux faire un trou dans euch'mur arh arh&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;La tension dramatique est à son comble, CRAAAAC, quand la radio fait son entrée. Petit intermède ô combien délicat, totalement surréaliste dans ce déluge d'ondes sonores cacophoniques. Saviez-vous que le vénéré Sébastien Folin anime une émission de quizz de géographie sur RTL tous les après-midis, juste avant les Grosses Têtes? Et bien maintenant, je détiens cette information ô combien précieuse, et je suis sûre qu'elle me servira dans un avenir proche.&lt;br /&gt;Soudain, intervient Eric. Lassé de toute cette poussière qui envahit peu à peu les moindres recoins de ma maison, de mes baskets, s'insinuant même dans ma cafetière, Eric décide de passer l'aspirateur, se lançant alors dans une gigue endiablée, ponctuée de petits entrechats pour éviter tout à la fois le câble électrique, le flexible, et tous ses petits copains. WOUSH CRAAC ZWOUIZ BLAM BLANG BLANG.&lt;br /&gt;Un final à l'intensité dramatico-musicale palpable, crescendo, quand, soudain, le silence retombe brusquement. Un silence presque bruyant, qu'on apprendrait volontiers à apprécier. TIN TIN TIN TIN TIN&lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;*&lt;/span&gt; RTL Bonjour, Bienvenue sur les Grosses Têtes. Ah, tous comptes faits, ça sera pour une prochaine fois.&lt;br /&gt;L'apocalypse sonore a été mienne durant quelques jours. D'aucuns me répondront qu'après trois jours de métal brutal au Hellfest, j'étais en pleine mesure d'endurer un tel supplice auditif, je répondrai alors par la négative en arguant du fait que Philippe Bouvard à l'heure de la sieste, tabernacle, ça fait mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;*&lt;/span&gt;On ne me blâmera pas pour cette bien piteuse imitation du jingle, j'ai la migraine.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-5894849045042031702?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/5894849045042031702/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/07/le-bruit.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/5894849045042031702'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/5894849045042031702'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/07/le-bruit.html' title='Le bruit'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-363532034699287805</id><published>2009-07-17T18:17:00.001+02:00</published><updated>2009-07-18T18:14:52.799+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Flemme'/><title type='text'>Sous le signe de la saucisse</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Saucisse.&lt;br /&gt;C'est au final une grande constante de mon existence, une fascination un peu malsaine et totalement obsessionnelle pour la saucisse, et ce depuis toujours.&lt;br /&gt;Déjà, dès mes plus jeunes années, mon arrière-grand-mère, petite dame polonaise toute ratatinée qui ne connaissait que deux/trois mots en français (merde, cul et nez, pas besoin de plus si on y songe) me nourrissait de saucisses confectionnées dans le secret de sa cuisine. Je conserve un souvenir ému des fêtes traditionnelles polonaises, notamment au moment de Pâques, où s'alanguissaient sur la nappe brodée moult saucisses de formes, couleurs et goûts variés. Leurs noms évoquent pour moi des souvenirs assez délicieux, et j'en ai par ailleurs l'eau à la bouche au moment où je les tape doucement sur mon clavier: les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sossiski&lt;/span&gt;, la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;krakowska&lt;/span&gt;, les désormais célèbres (et vendues en grande surface) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;metka&lt;/span&gt;, et autres &lt;span style="font-style: italic;"&gt;salceson&lt;/span&gt;. Une sorte de litanie, d'invocation rituelle du Dieu de la Saucisse au travers de l'évocation de ses mots aux consonances exotiques (oui, on peut considérer l'Europe de l'Est comme un début d'exotisme).&lt;br /&gt;Un grand coucou au passage à ma copine la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Leberka&lt;/span&gt;, une saucisse à base de foie qu'on peut étaler sur ses tartines, et à titre anecdotique, mon arrière-grand-mère (cette sainte femme) appelait ainsi le foie gras qu'on lui proposait à Noël. On a eu beau lui expliquer qu'en dépit d'une certaine ressemblance de couleur, de consistance, voire gustative, il n'était pas très bien vu d'établir ce parallèle à table, a fortiori en cas d'invitation chez une tante à cheval sur les principes, jamais elle n'en a démenti, et toujours elle réclamait du rab' de leberka. En même temps, inutile de se leurrer, c'est bon et pas très compliqué à mâcher.&lt;br /&gt;Les années sont passées, le temps s'est lentement écoulé, et cette obsession de la saucisse reste, avec un fascination supplémentaire pour le saucisson, notamment la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Kantwurst&lt;/span&gt; autrichienne, de forme rectangulaire, qui peut ainsi se poser sans déborder sur des tranches de pain et constituer un sandouiche régulier. Je soupçonne les Autrichiens de lui avoir donné cette forme uniquement dans ce but, par ailleurs.&lt;br /&gt;J'ai déjà pensé plusieurs fois à me faire un petit tour du monde de la saucisse, consignant dans un petit carnet de voyages mes impressions gustatives, olfactives, voire digestives, au sujet des différents formes qu'adopte ce mets traditionnel de part la planète. Y'a bien des gens qui font le tour du monde des sites archéologiques ou des musées d'art contemporain, alors pourquoi pas un hommage à la Saucisse? Après tout, si on propose de l'éco-tourisme, pourquoi pas du&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Wurst-tourismus&lt;/span&gt;?&lt;br /&gt;Force est de constater qu'il est difficile de faire plus simple: de la viande hachée (ou pré-mâchée), dans un boyau, de taille adaptée à la bouche, nourrissante, épicée, avec possibilités démultipliées dans l'emploi d'aromates, s'accordant à ravir avec des légumes (si on est un peu tatillon au sujet de son équilibre alimentaire), de riantes salades variées, des pommes de terre en chemise ou en robe des champs, voire, tout simplement, des doigts avides de la croquer et de l'avaler tout rond.&lt;br /&gt;Saucisse, oui, mais chipo ascendant boudin&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-363532034699287805?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/363532034699287805/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/07/sous-le-signe-de-la-saucisse.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/363532034699287805'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/363532034699287805'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/07/sous-le-signe-de-la-saucisse.html' title='Sous le signe de la saucisse'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-7380887269147613419</id><published>2009-07-17T09:10:00.000+02:00</published><updated>2009-07-17T12:59:16.166+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Flemme'/><title type='text'>Chasse au trésor (fortuite)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A la veille de trois semaines d'horreur domestique, causée par l'intrusion d'une équipe de joyeux ouvriers mandatés pour abattre des cloisons, monter des cuisines, détourner des circuits électriques et d'eau courante, sans oublier des peintures, ponçages, coups de marteau et autres perceuses au bruit si charmant, me voilà fortement affairée à faire un peu de tri.&lt;br /&gt;Bon, d'aucuns me diront qu'au bout de bientôt deux ans passés à camper dans mon nouvel appartement, il était plus que largement temps de le rendre  un peu plus convivial et vivable. Tenter de faire la cuisine sur deux petites plaques électriques de camping (merci mamie), en n'en allumant qu'une seule à la fois sous peine de tout faire disjoncter, ça va bien deux minutes, alors deux ans, argh.&lt;br /&gt;Ça y est, je vais enfin pouvoir inviter les copains dans un endroit douillet et bien aménagé. Finies les bières pas très fraîches pour cause de réfrigérateur datant du Jurassique, fini de s'asseoir à même le sol (hé, j'avais tout de même investi dans un plaid à l'époque) par manque cruel de canapé moelleux, fini de passer à peu près tout mon temps dans les 10m² du bureau. A moi les grands espaces, la bibliothèque/cabinet de curiosités truffée de bidules et autres choses étranges. Enfin un espace entièrement dévolu à ma collection de livres (j'avais un peu oublié que j'avais un Larousse médical du début du XIXème, aux illustrations édifiantes, ou l'intégrale de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Puck Détective&lt;/span&gt;, la série qui a bercé mon enfance, sans parler d'un livre de recettes compilant les meilleures façons de cuisiner la cervelle, et j'en passe) et à ma collection d'objets aux fonctionnalités encore mal définies, comme une mygale de 20 cm naturalisée qui pour le moment côtoie ma collection de vernis à ongles et des tampons-vache. Normal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'émotion était à son comble lorsque, ce matin dès potron-minet, je m'attachai à déballer des cartons datant de mon déménagement. J'avais oublié à quel point j'ai pu être bordélique dans mon "ancienne grotte" des Bois Blancs. Quelle joie de voir le contenu d'un carton se répandre au sol, avec son cortège de cônes d'encens, bien entendus réduits en miettes depuis le temps.&lt;br /&gt;En vrac, quelques-unes de mes trouvailles:&lt;br /&gt;★ Mon vieux maillot de bain de collège, une horreur une-pièce totalement immettable et que j'avais dû conserver pour des raisons sentimentales encore obscures.&lt;br /&gt;★ Une quarantaine de briquets encore en état de fonctionnement, il y en a vraiment pour tous les goûts et de toutes les couleurs.&lt;br /&gt;★ Une paire de lunettes orange fluo avec des petits écureuils sur le dessus (leur provenance reste encore un mystère).&lt;br /&gt;★ Tous mes vieux jeux de playstation 1 que je me rappelle avoir cherchés avec beaucoup d'acharnement il y a quelques années.&lt;br /&gt;★ Un coffret de vieilles lettres reçues, cartes postales de copines, messages d'amour au papier jauni, et que je relirai sans doute à tête reposée dans un moment de grand ennui.&lt;br /&gt;★ Un pot de fleur en forme de sorcière avec un gros nez pustuleux et des dents moisies.&lt;br /&gt;★ Un splendide disque vinyle avec deux dadames toutes de vinyle vêtues (les amateurs  du genre apprécieront le clin d'œil discret), se fouettant mutuellement. L'une d'elles est cambrée en position de semi-soumission, et comme par hasard le trou du disque coïncide avec son slip. Que la personne qui a planqué ça dans mes affaires se dénonce le plus vite possible, s'il vous plaît.&lt;br /&gt;★ Le Best-Off d'Indra, cristallisation des meilleurs moments des années 90's. Je n'ai aucune idée de ce que cette &lt;span style="font-style: italic;"&gt;chose&lt;/span&gt; faisait dans une boîte de crayons de couleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sens que les jours à venir, probablement occupés par de la spéléologie d'intérieur, me livreront encore un lot de délicieuses surprises.&lt;br /&gt;Un contrat sera bientôt placé pour obtenir séance tenante la tête des vilains nains qui , toutes les nuits depuis ma plus tendre enfance, s'amusent à dissimuler des objets hétéroclites dans tous les recoins de ma maison.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-7380887269147613419?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/7380887269147613419/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/07/chasse-au-tresor.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/7380887269147613419'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/7380887269147613419'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/07/chasse-au-tresor.html' title='Chasse au trésor (fortuite)'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-6387080734914828847</id><published>2009-07-09T21:47:00.001+02:00</published><updated>2009-07-16T21:46:16.745+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gens'/><title type='text'>Le Hollandais roulant</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Chaque année, peu après le solstice d'été et son cortège de beaux jours ensoleillés, promesse de sacrifices aux divinités champêtres de la saucisse et du sirop de houblon, commence la grande transhumance du hollandais. Chaque année à la même époque, attiré vers les plages du Sud et l'astre solaire, comme si les transats soufflaient dans leurs petites flûtes hamelinoises, le Hollandais se jette sur les routes européennes. Comme un troupeau de gnous défiant les lions, crocodiles et autres vilains prédateurs embusqués dans la savane hostile, le Hollandais bourre sa grosse berline de gosses, femme, et matériel de survie en milieu balnéaire, y arrime sa petite coquille en forme de caravane, et prend la route.&lt;br /&gt;Le Hollandais, confortablement assis dans le cocon protecteur de son habitacle, déboîte d'abord et met son clignotant après, sans doute pour décorer et avertir l'automobiliste qui aurait le malheur de le suivre, qu'une manoeuvre a été sur le point d'être finie avant d'être amorcée.&lt;br /&gt;Le Hollandais, ne doutant en aucun cas des capacités chevalines cachées sous son capot, s'autorise des dépassements impromptus avec caravane sur la voie de gauche de l'autoroute, occasionnant ainsi un ralentissement important. Ralentissement important que notre pote l'indien rusé appelle pudiquement des bouchons, phénomène typiquement français à en croire l'air las et résigné du Hollandais, coincé avec sa caravane sur la voie de gauche, ne comprenant pas pourquoi il s'attire à ce point les foudres et invectives de ses comparses de galères routières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rituellement, sur sa longue route de pèlerinage vers les plages espagnoles si chères à son bronzage et à son taux de bêta-carotène, le Hollandais s'arrête par grappes dans un monastère bien connu par lui. C'est par ban d'une dizaine d'individus environ que le Hollandais se livre alors à un rituel immuable, déposant son urine dans les cuvettes émaillées, rendant un hommage à peine perceptible aux grands prêtes mayas qui faisaient offrande de cœurs et tripailles humaines au sommet de leurs pyramides.&lt;br /&gt;Survient alors le chemin de croix du Hollandais (qui, futé, aura pris ses précautions urinaires avant cette épreuve), la traversée de la capitale française, fleuron des encombrements routiers et zone de non-droit ultime en matière de circulation automobile et deux-rouesque. Car, il n'y a point de secret, ma brave dame. Avant d'atteindre l'Éden de plages sales encombrées de leurs congénères, avant de pouvoir tremper ses lèvres dodues dans le Saint Graal alcoolisé espagnol, le Hollandais doit souffrir en pénitence pour cette année passée à ignorer ostensiblement les véhicules motorisés, sifflant au vent sur sa bicyclette vintage dans les rues et zones qui lui sont dévolues, là-haut, au Grütgrütländ. Imaginez donc le désarroi du pauvre Hollandais, tentant un changement de voie périlleux en pleine période de pointe, et se retrouvant tout de guingois, à cheval entre deux voies, soumis aux quolibets des motards, furieux de ne pouvoir rouler sur leur quatrième voie toute jolie. Un petit poing rageur sort alors d'un véhicule, invectivant le vilain pas beau de cuir vêtu, qui ose ainsi lui refuser la priorité.&lt;br /&gt;Pour le Hollandais qui aura terriblement péché durant l'année écoulée, la sentence ultime, le châtiment suprême consistera à tomber en panne en plein milieu d'un tunnel, préférentiellement sur la voie de gauche, créant à lui seul un incident d'ampleur régionale. Et le Hollandais reste obstinément caché dans sa voiture, en pleine circulation, refusant de faire mine d'ouvrir le capot - voire de tenter de résoudre le problème pour redémarrer vers sa sacro-sainte Playa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce stress pour se transformer en saucisse rougeaude et boudinée dans un maillot de bain étriqué, qui a raccourci dans le placard cet hiver (n'accusez pas le Hollandais de s'empiffrer en cachette, il ne se nourrit que de harengs verts sur le port d'Amsterdam, voyons).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ite, playa est.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-6387080734914828847?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/6387080734914828847/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/07/le-hollandais-roulant.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/6387080734914828847'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/6387080734914828847'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/07/le-hollandais-roulant.html' title='Le Hollandais roulant'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-2245727195863623968</id><published>2009-07-06T15:08:00.000+02:00</published><updated>2009-07-07T21:13:45.476+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Flemme'/><title type='text'>Oh, l'église est ouverte, et si on entrait?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_L6zvb0taQzM/SlH5fCGKbEI/AAAAAAAACQ4/4OXeOKICAKQ/s1600-h/180px-Lille_Saint_Andr%C3%A9_chaire.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 150px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_L6zvb0taQzM/SlH5fCGKbEI/AAAAAAAACQ4/4OXeOKICAKQ/s200/180px-Lille_Saint_Andr%C3%A9_chaire.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5355335743454211138" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Par un heureux hasard, l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;église Saint-André,&lt;/span&gt; sise rue Royale à Lille, était ouverte ce samedi aux curieux. L'accueil était organisé par une équipe de drôles de dames, paroissiennes dévolues à la cause de leur édifice, et dont la connaissance des lieux est tout bonnement encyclopédique.&lt;br /&gt;Tous les éléments architectoniques, architecturaux, décoratifs, historiques, pieux m'ont été racontés par la voix passionnante et passionnée d'une dame d'âge incertain, mais dont la ménopause était vraisemblablement déjà un vieux souvenir.&lt;br /&gt;Parmi les nombreuses informations déversées en flot riche et ininterrompu dans mes oreilles attentives, quelques-unes m'ont davantage marquées, et se sont donc imprimées dans les méandres électriques de mes neurones.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En premier lieu, l'église était, à l'origine, une chapelle construite à la fin du XVIIIe pour l'usage des Carmes Déchaussés (couvent de religieux qui, comme leur nom l'indique, marchaient nus-pieds) et placée sous le patronage de Saint-André, dont la figuration du martyre (crucifixion sur la croix à branches égales - qui porte depuis son nom, sous le regard d'une statue de Zeus à laquelle il a refusé de faire sacrifice et offrande profanes). Le bâtiment a beaucoup souffert au moment de la Révolution, transformée en grange, débarrassée de certains de ses vitraux et ornements votifs les plus riches.&lt;br /&gt;Des travaux de rénovation et de réhabilitation débutent dès la fin du XVIIIe et aboutissent à la création d'un ensemble architectural très homogène, en dépit de l'amalgame de styles différents qu'il regroupe: lambris de revêtement mural venant rompre la verticalité des bas-côtés, vitraux offerts par les grandes familles locales, plafond peint aux couleurs de la voûte céleste et orné de  médaillons fleuris très riches, chapiteaux de colonnes corinthiens, et autres attributs rococo côtoyant allègrement des éléments plus classiques voire très dépouillés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lieu y tire ainsi une sorte de vie autonome, le regard ne sait où se tourner, attiré par la voûte bleue parsemée de médaillons fleuris, le maître-autel très ornementé, et principalement la chaire de prêche, dominée par un abat-voix de facture assez grandiose: l'ange de la Vérité soulève, de toute la force de son corps, le voile de l'Erreur, dévoilant ainsi la chaire de prêche à proprement parler, ornée des vertus théologales (vertus de nature divine, complémentaire aux vertus cardinales, humaines): la Foi, la Charité et l'Espérance. Fascinant de réalisme (le petit ange a vraiment l'air de lutter très fort pour lever son lourd voile), marquant.&lt;br /&gt;Pour clore un peu cette balade de curieux dans un lieu sacré, j'ai drôlement apprécié que les paroissiennes, en charge de la visite guidée de leur église, sachent ne pas tout rapporter à leur foi, et puissent proposer une approche culturelle et aisée de leur domaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Riches interactions, et j'ai aussi appris que -parmi d'autres- Charles de Gaulle avait été baptisé dans les fonts de cette église. Après près de dix ans passés à arpenter les rues et ruelles lilloises, je suis bien loin d'en connaître les moindres recoins, et cette idée n'est pas pour me déplaire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-2245727195863623968?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/2245727195863623968/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/07/oh-leglise-est-ouverte-et-si-on-entrait.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/2245727195863623968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/2245727195863623968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/07/oh-leglise-est-ouverte-et-si-on-entrait.html' title='Oh, l&apos;église est ouverte, et si on entrait?'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_L6zvb0taQzM/SlH5fCGKbEI/AAAAAAAACQ4/4OXeOKICAKQ/s72-c/180px-Lille_Saint_Andr%C3%A9_chaire.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-7582366660074580419</id><published>2009-07-06T14:21:00.001+02:00</published><updated>2009-07-06T14:34:39.517+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Flemme'/><title type='text'>L'attaque du meugnon</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après un excellent week-end passé en la compagnie de mon cher et tendre, il était temps de reprendre pied dans la vie quotidienne, et de venir s'épancher en livrant en pâture quelques bribes de mignonnitude.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Âge de Glace 3: le temps des dinosaures&lt;/span&gt; est un bien chouette film. Rien de particulièrement transcendant à signaler, les bestioles mignonnes ont vécu leur vie pleine de rebondissements et de chutes accompagnées de hurlements en cascades, à la nuance près que la projection 3D apporte, indubitablement, un charme fou à ce film d'animation. Une queue de T-Rex a frôlé le bout de mon nez et j'ai vécu, comme si j'y étais, une course de ptérodactyles, faisant fi de la gravité dans un décor de falaises escarpées laissant parfois place à des geysers de lave orange. Toujours autant de rires avec ce facétieux petit Scratt, totalement obnubilé par sa noisette. Toujours un savant dosage entre humour accessible aux enfants, le plus souvent à base de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Proûûût Caca Badaboum paf&lt;/span&gt;, et de blagues destinées à un public plus adulte (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Oh, c'est bien un bébé-fille-mammouth, ce que tu vois, c'est sa queue&lt;/span&gt; - Ouais, ok, classe, efficace). Une bonne machine bien efficace aux rouages bien huilés, qui sait où trouver et comment exploiter son succès. Cerise sur le gâteau, c'est l'occasion de se remémorer les principales espèces de dinosaures, et de replonger dans une enfance fortement marquée par un intérêt un peu trop dévorant pour les squelettes de bestioles décédées il y a des millions d'années.&lt;br /&gt;Comme une envie soudaine et irrépressible d'aller déterrer du fossile carnassier, au soleil, sur un coin de terrasse.&lt;br /&gt;Le mignon, c'est quand même bien. Et j'aimerai bien, s'il vous plaît,  un mini T-Rex pour monter la garde sur ma terrasse, mais ça, c'est déjà une autre histoire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-7582366660074580419?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/7582366660074580419/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/07/lattaque-du-meugnon.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/7582366660074580419'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/7582366660074580419'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/07/lattaque-du-meugnon.html' title='L&apos;attaque du meugnon'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-8785678168642894276</id><published>2009-07-02T13:45:00.000+02:00</published><updated>2009-07-02T14:20:30.517+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Taff'/><title type='text'>Le vieil homme qui voyait des choses</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ou la problématique des hallucinations visuelles complexes, décrites de façon très précises par les patients, à l'instar de ce cher Monsieur N.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un chouette vieil homme, cultivé, sensible, parfois très enjôleur et drôlement au fait des techniques de séduction - certes archaïques - que l'on trouve dans les romans courtois. Un brave homme, avec lequel il est possible de s'entretenir d'histoire, d'archéologie, d'histoire des religions, de galénique, de littérature, bref, de tout un monceau de thèmes variés, au travers de discussions qu'il enrichit et entretient avec une grande pertinence.&lt;br /&gt;Un monsieur souffrant de démence neurodégénérative, une démence à corps de Lewy diffus pour être plus précis, et qui est désormais entré dans la phase symptomatique de la maladie, avec son florilège de déficiences somatiques et aussi d'hallucinations. Comment se comporter, comment réagir quand ce vieux, très vieux monsieur, me raconte en détail son insomnie de la veille, imputée à la présence d'intrus qui, je cite, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;s'étalaient, prenaient toute la place dans le lit, et faisaient gémir mon matelas à eau&lt;/span&gt;? Comment réajuster la communication quand, soudain, son regard se fige, et qu'il attire doucement mon attention sur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;l'escalator qu'ils sont en train d'installer à l'étage, oulà, regardez, le plafond ondule, j'ai peur qu'il ne s'effondre&lt;/span&gt;. Je, heu, oui, heu, non, je n'ai rien vu. Un voile de tristesse obscurcit son regard, il aurait tellement aimé que je voie aussi ces mouvements (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;attention! le lustre vacille!&lt;/span&gt; - ça y est, j'ai perdu le fil de ma pensée), il aimerait ne pas être le seul à voir des choses étranges, à pouvoir les décrire, les analyser, et à être tout à fait conscient que son cerveau atteint un tel stade de déliquescence qu'il en arrive à mélanger allègrement les sensations, se trompant dans leur interprétation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'interprétation (rationnelle, dans la plupart du temps) des sensations reçues par l'organisme, l'intégration des différents stimuli, ce sont des choses qu'une personne &lt;span style="font-style: italic;"&gt;saine&lt;/span&gt; considérera comme normales, allant de soi. Quid des personnes qui, pour diverses raisons, se trouvent plongées dans un environnement en tout point similaire au nôtre, mais émaillé de détails bizarres? Les troubles hallucinatoires sont principalement connus du grand public comme relevant du domaine de la psychopathologie (délire hallucinatoire dans les schizophrénies, les psychoses hallucinatoires chroniques, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Delirium Tremens&lt;/span&gt;...) mais apparaissent aussi dans les démences du grand âge. Quand le patient est -encore- conscient de ses troubles, et capable de faire la part des choses entre réalité et interprétation erronnée, il se livre à des récits qui peuvent choquer les profanes, par assimilation avec le monde de la folie.&lt;br /&gt;Le monde de la maladie mentale effraie encore beaucoup, d'autant plus (et ce n'est là qu'interprétation personnelle) que la plupart des patients sont totalement normaux, comme vous et moi, tout du moins extérieurement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour reprendre les mots d'une campagne de sensibilisation aux troubles psychiques, datant de 2006/2007 si ma mémoire est bonne, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et si votre voisin voit autre chose que vous... Vous en avez peur?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Dingue comme la limite entre normalité et anormalité est ténue et fluctuante.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-8785678168642894276?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/8785678168642894276/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/07/le-vieil-homme-qui-voyait-des-choses.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/8785678168642894276'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/8785678168642894276'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/07/le-vieil-homme-qui-voyait-des-choses.html' title='Le vieil homme qui voyait des choses'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-305941118912695460</id><published>2009-07-01T11:13:00.000+02:00</published><updated>2009-07-02T14:16:25.230+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Flemme'/><title type='text'>Jolis mots, sang rose fluo.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ah quelle douce nuit d'été qui vient de s'écouler. Egayée, que dis-je, illuminée par un début de soirée aux saveurs très ambivalentes, aux contrastes savoureux. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Singe savant tabassé par deux clowns&lt;/span&gt; est un chouette recueil de nouvelles, truffé de mots rares mais dont le sens est pleinement exploité et sied tout à fait à la phrase. Un peu comme un écrin enserre et met en valeur des bijoux, ou comme une huître câline et berce sa perle au chaud, je vous laisse le choix de la métaphore, et relance d'un "comme la pantoufle de vair aux pieds délicats de Cendrillon".&lt;br /&gt;Hier soir, donc, lecture d'une nouvelle calme, majoritairement descriptive, tout en ayant en fond sonoro-visuel un film d'horreur (je ne l'y ai point trouvée) de seconde zone (voire à budget limé) avec un serpent en plastique géant qui avait le don de figer les gens grâce à son venin, et de les dévorer.&lt;br /&gt;Un grand moment du cinéma, alliant éclaboussures de faux sang d'un rouge tirant davantage sur le rose fluo, effets spéciaux à couper le souffle (j'ai vraiment adoré les fausses décapitations où la tête tombe du corps quelques secondes après un impact franc, les décors en mousse de polyuréthane ou en caoutchouc), dialogues vraisemblablement nés sous la plume d'un auteur en manque de reconnaissance tout autant que d'imagination et de vocabulaire, tous les ingrédients étaient réunis pour obtenir un résultat savoureux, une trame à peine perceptible dès le début de l'intrigue. Intrigue, oui, c'est bien le mot que je choisis. Parce que, tant qu'à faire, j'ai eu envie de faire pipi au moment crucial où tout se dénoue, où le héros couvert de sang (toujours rose), affaibli, à l'article de la mort (il jouait d'ailleurs diablement bien le mec mourrant, son regard halluciné était totalement foiré), le moment où je disparais aux toilettes pour revenir et découvrir un héros propre, net, guéri, qui embrasse fougueusement la petite blonde. Oui, bien entendu, il y avait une petite blonde gentille, éperdument amoureuse (en secret bien sûr) du héros, et qui n'attendait que la fin du film pour se laisser masser les prothèses mammaires. Inutile de préciser que je n'ai rien compris au film, pour le coup, et que j'ai totalement oublié de consigner mes nouveaux mots dans mon petit carnet. Echec complet.&lt;br /&gt;Ca m'apprendra à vouloir faire deux choses à la fois.&lt;br /&gt;NDL: Jouer aux zombies en téléphonant, ça ne marche pas non plus.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-305941118912695460?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/305941118912695460/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/07/jolis-mots-sang-rose-fluo.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/305941118912695460'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/305941118912695460'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/07/jolis-mots-sang-rose-fluo.html' title='Jolis mots, sang rose fluo.'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8776193530027697637.post-4490289754932849609</id><published>2009-06-30T20:30:00.000+02:00</published><updated>2009-07-02T14:16:25.230+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Flemme'/><title type='text'>Tomber debout</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et voilà, après moult hésitations et tergiversations, premier post sur premier blog, toute première fois à écrire sur Internet.&lt;br /&gt;Écrire sur quoi, écrire sur soi, vider des sacs, en remplir d'autres, et au final une foutue angoisse de la page blanche.&lt;br /&gt;Ça mérite bien un sacrifice rituel de zombies.&lt;br /&gt;Suite - ou pas - au prochain épisode.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8776193530027697637-4490289754932849609?l=canetondodu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canetondodu.blogspot.com/feeds/4490289754932849609/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/06/tomber-debout.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/4490289754932849609'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8776193530027697637/posts/default/4490289754932849609'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canetondodu.blogspot.com/2009/06/tomber-debout.html' title='Tomber debout'/><author><name>Lo0ore</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02176244120401338900</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
