A la veille de trois semaines d'horreur domestique, causée par l'intrusion d'une équipe de joyeux ouvriers mandatés pour abattre des cloisons, monter des cuisines, détourner des circuits électriques et d'eau courante, sans oublier des peintures, ponçages, coups de marteau et autres perceuses au bruit si charmant, me voilà fortement affairée à faire un peu de tri.
Bon, d'aucuns me diront qu'au bout de bientôt deux ans passés à camper dans mon nouvel appartement, il était plus que largement temps de le rendre un peu plus convivial et vivable. Tenter de faire la cuisine sur deux petites plaques électriques de camping (merci mamie), en n'en allumant qu'une seule à la fois sous peine de tout faire disjoncter, ça va bien deux minutes, alors deux ans, argh.
Ça y est, je vais enfin pouvoir inviter les copains dans un endroit douillet et bien aménagé. Finies les bières pas très fraîches pour cause de réfrigérateur datant du Jurassique, fini de s'asseoir à même le sol (hé, j'avais tout de même investi dans un plaid à l'époque) par manque cruel de canapé moelleux, fini de passer à peu près tout mon temps dans les 10m² du bureau. A moi les grands espaces, la bibliothèque/cabinet de curiosités truffée de bidules et autres choses étranges. Enfin un espace entièrement dévolu à ma collection de livres (j'avais un peu oublié que j'avais un Larousse médical du début du XIXème, aux illustrations édifiantes, ou l'intégrale de Puck Détective, la série qui a bercé mon enfance, sans parler d'un livre de recettes compilant les meilleures façons de cuisiner la cervelle, et j'en passe) et à ma collection d'objets aux fonctionnalités encore mal définies, comme une mygale de 20 cm naturalisée qui pour le moment côtoie ma collection de vernis à ongles et des tampons-vache. Normal.
L'émotion était à son comble lorsque, ce matin dès potron-minet, je m'attachai à déballer des cartons datant de mon déménagement. J'avais oublié à quel point j'ai pu être bordélique dans mon "ancienne grotte" des Bois Blancs. Quelle joie de voir le contenu d'un carton se répandre au sol, avec son cortège de cônes d'encens, bien entendus réduits en miettes depuis le temps.
En vrac, quelques-unes de mes trouvailles:
★ Mon vieux maillot de bain de collège, une horreur une-pièce totalement immettable et que j'avais dû conserver pour des raisons sentimentales encore obscures.
★ Une quarantaine de briquets encore en état de fonctionnement, il y en a vraiment pour tous les goûts et de toutes les couleurs.
★ Une paire de lunettes orange fluo avec des petits écureuils sur le dessus (leur provenance reste encore un mystère).
★ Tous mes vieux jeux de playstation 1 que je me rappelle avoir cherchés avec beaucoup d'acharnement il y a quelques années.
★ Un coffret de vieilles lettres reçues, cartes postales de copines, messages d'amour au papier jauni, et que je relirai sans doute à tête reposée dans un moment de grand ennui.
★ Un pot de fleur en forme de sorcière avec un gros nez pustuleux et des dents moisies.
★ Un splendide disque vinyle avec deux dadames toutes de vinyle vêtues (les amateurs du genre apprécieront le clin d'œil discret), se fouettant mutuellement. L'une d'elles est cambrée en position de semi-soumission, et comme par hasard le trou du disque coïncide avec son slip. Que la personne qui a planqué ça dans mes affaires se dénonce le plus vite possible, s'il vous plaît.
★ Le Best-Off d'Indra, cristallisation des meilleurs moments des années 90's. Je n'ai aucune idée de ce que cette chose faisait dans une boîte de crayons de couleur.
Je sens que les jours à venir, probablement occupés par de la spéléologie d'intérieur, me livreront encore un lot de délicieuses surprises.
Un contrat sera bientôt placé pour obtenir séance tenante la tête des vilains nains qui , toutes les nuits depuis ma plus tendre enfance, s'amusent à dissimuler des objets hétéroclites dans tous les recoins de ma maison.
Bon, d'aucuns me diront qu'au bout de bientôt deux ans passés à camper dans mon nouvel appartement, il était plus que largement temps de le rendre un peu plus convivial et vivable. Tenter de faire la cuisine sur deux petites plaques électriques de camping (merci mamie), en n'en allumant qu'une seule à la fois sous peine de tout faire disjoncter, ça va bien deux minutes, alors deux ans, argh.
Ça y est, je vais enfin pouvoir inviter les copains dans un endroit douillet et bien aménagé. Finies les bières pas très fraîches pour cause de réfrigérateur datant du Jurassique, fini de s'asseoir à même le sol (hé, j'avais tout de même investi dans un plaid à l'époque) par manque cruel de canapé moelleux, fini de passer à peu près tout mon temps dans les 10m² du bureau. A moi les grands espaces, la bibliothèque/cabinet de curiosités truffée de bidules et autres choses étranges. Enfin un espace entièrement dévolu à ma collection de livres (j'avais un peu oublié que j'avais un Larousse médical du début du XIXème, aux illustrations édifiantes, ou l'intégrale de Puck Détective, la série qui a bercé mon enfance, sans parler d'un livre de recettes compilant les meilleures façons de cuisiner la cervelle, et j'en passe) et à ma collection d'objets aux fonctionnalités encore mal définies, comme une mygale de 20 cm naturalisée qui pour le moment côtoie ma collection de vernis à ongles et des tampons-vache. Normal.
L'émotion était à son comble lorsque, ce matin dès potron-minet, je m'attachai à déballer des cartons datant de mon déménagement. J'avais oublié à quel point j'ai pu être bordélique dans mon "ancienne grotte" des Bois Blancs. Quelle joie de voir le contenu d'un carton se répandre au sol, avec son cortège de cônes d'encens, bien entendus réduits en miettes depuis le temps.
En vrac, quelques-unes de mes trouvailles:
★ Mon vieux maillot de bain de collège, une horreur une-pièce totalement immettable et que j'avais dû conserver pour des raisons sentimentales encore obscures.
★ Une quarantaine de briquets encore en état de fonctionnement, il y en a vraiment pour tous les goûts et de toutes les couleurs.
★ Une paire de lunettes orange fluo avec des petits écureuils sur le dessus (leur provenance reste encore un mystère).
★ Tous mes vieux jeux de playstation 1 que je me rappelle avoir cherchés avec beaucoup d'acharnement il y a quelques années.
★ Un coffret de vieilles lettres reçues, cartes postales de copines, messages d'amour au papier jauni, et que je relirai sans doute à tête reposée dans un moment de grand ennui.
★ Un pot de fleur en forme de sorcière avec un gros nez pustuleux et des dents moisies.
★ Un splendide disque vinyle avec deux dadames toutes de vinyle vêtues (les amateurs du genre apprécieront le clin d'œil discret), se fouettant mutuellement. L'une d'elles est cambrée en position de semi-soumission, et comme par hasard le trou du disque coïncide avec son slip. Que la personne qui a planqué ça dans mes affaires se dénonce le plus vite possible, s'il vous plaît.
★ Le Best-Off d'Indra, cristallisation des meilleurs moments des années 90's. Je n'ai aucune idée de ce que cette chose faisait dans une boîte de crayons de couleur.
Je sens que les jours à venir, probablement occupés par de la spéléologie d'intérieur, me livreront encore un lot de délicieuses surprises.
Un contrat sera bientôt placé pour obtenir séance tenante la tête des vilains nains qui , toutes les nuits depuis ma plus tendre enfance, s'amusent à dissimuler des objets hétéroclites dans tous les recoins de ma maison.
potron minet : 10 points.
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